Hommage aux victimes et héros de la déportation

La cérémonie organisée à l’occasion de la 76e journée du souvenir des victimes et héros de la déportation se déroulera à Rezé dimanche 25 avril à 9h30, stèle des déportés, puis à 10h, square Jean-Moulin

En raison des consignes données par la préfecture, liées à la Covid-19, les cérémonies se dérouleront en format très restreint. Seules les personnes participant au déroulé de la commémoration seront présentes : Hervé Neau, maire de Rezé et les représentants de la Fédération nationale des déportés, internés, résistants et patriotes (FNDIRP), de la Fondation pour la mémoire de la déportation (FMD), des associations de mémoire des camps nazis et de l’Union nationale des associations de déportés internés de la résistance et familles (Unadif-FNDIR).

Commémorer le souvenir de leur bravoure

Le caractère confidentiel de la cérémonie, imposé par les circonstances, ne doit pas diminuer l’importance et la nécessité de raviver régulièrement le souvenir de l’horreur dévoilée en 1945 à la libération des camps de concentration : le plus grand génocide de l’histoire de l’humanité, opéré de façon systématique et « industrielle », reléguant des femmes et des hommes au rang d’objets.

Durant cette sinistre période, une Rezéenne et 28 Rezéens ont été déportés par les nazis. Leurs noms sont gravés sur une stèle dans le quartier des Trois-Moulins. Parmi eux, Jean-Baptiste Daviais, arrêté le 14 avril 1944, torturé puis déporté à Dachau où il est mort en janvier 1945. Ces résistants, cette résistante, ont contribué à lutter contre le nazisme, le racisme, la haine. Ils ont payé de leur vie leur action courageuse.

Commémorer le souvenir de leur bravoure, c’est rendre hommage à travers leur exemple à des millions de victimes innocentes, c’est aussi affirmer notre fidélité à l’idéal qu’ils ont défendu face à la barbarie et au totalitarisme, c’est défendre fermement les valeurs de notre République.

Préserver malgré tout notre pensée humaniste

De nouvelles formes de fanatisme et de barbarie tentent de menacer par la terreur la liberté et la démocratie. L’exemple que nous donnent celles et ceux qui se sont élevés contre le nazisme, et leur extraordinaire dévouement à la cause commune, ne peuvent que nous inciter à avoir aujourd’hui, plus que jamais, conscience de la nécessaire solidarité qui, seule, nous permettra de surmonter, ensemble, les difficultés auxquelles nous sommes toutes et tous confrontés.

En commémorant fidèlement, chaque année, la mémoire des victimes, la fin des camps de concentration, le sacrifice des Résistants, nous ne faisons pas seulement vivre le souvenir des disparus. La mémoire de cette tragédie doit demeurer pour nous guider au quotidien et à l’avenir, pour préserver malgré tout, en toutes circonstances, même dans les moments de crise, notre pensée humaniste, notre esprit de solidarité et la conscience profonde de notre fraternité humaine, quelles que soient nos origines, notre histoire, notre condition sociale, nos croyances, nos opinions. Pour continuer, toujours, à affirmer ensemble haut et fort : « Plus jamais ! »