Groupes de la majorité
« Que maudite soit la guerre, maudits les chars, les fusils, les combats »
Le monde traverse une période de tensions majeures, marquée par la multiplication des conflits, sidérants certains, par leur ultra violence et leur mépris du droit comme des institutions internationales. La résurgence d’ambitions impérialistes, de la volonté de domination s’accélère aussi sur tous les continents, portée par les idéologies nationalistes. Ainsi, les espaces de liberté se réduisent et les États fourbissent leurs armes.
L’Union européenne, qui se voulait un projet de paix, a lancé un fonds de 8 milliards d’euros pour produire des munitions, tandis que l’Allemagne, rompant avec des décennies de retenue, a créé un budget militaire exceptionnel de 100 milliards d’euros. En France, le dernier projet de loi de programmation militaire prévoit une
hausse historique des dépenses, atteignant 413 milliards d’euros d’ici 2030. À cela s’ajoute la réactivation de la conscription en Suède et en Lituanie, ou encore les débats sur un retour du service militaire en France. Tout concourt à préparer les esprits à l’inéluctabilité du conflit. Plutôt que de brandir la menace d’un réarmement généralisé ou de flatter une nostalgie du service militaire, il est urgent de se rappeler que l’affirmation de la paix est le plus grand des combats. Jaurès nous avertissait : « On ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre. » Il est temps de refuser cette logique militariste, et de revendiquer un autre horizon politique : celui d’un monde où la sécurité ne se mesure pas en tonnes d’armement, mais en stabilité, en justice sociale et en solidarité internationale. À l’échelle locale, les espaces de résistance, d’ouverture et de solidarité sont des alternatives à cette spirale du chaos. À l’heure où les repères collectifs vacillent, nous affirmons une autre vision du monde. Celle d’un monde déterminé à atteindre la paix.
Prévert nous l’avait pourtant bien dit : « Quelle connerie la guerre »
Contact : RezeCitoyenne@mairie-reze.fr
Urbains et ruraux : une solidarité environnementale indispensable !
Dans le pays de Retz, en particulier à Saint-Colomban, les industries du béton détruisent bocages et terres agricoles pour l’extraction de sable ; le maraîchage industriel de mâche et de muguet, à grand renfort de produits
phytosanitaires, empoisonne les sols, dégradés en plus par le désherbage thermique.
Les fermes d’élevage s’arrêtent les unes après les autres, le maraîchage industriel a augmenté ses surfaces de 24 % depuis les années 2010. Le paysage de bocage, de polyculture et d’élevage qui caractérisait le pays de Retz est remplacé par une mer de sable, de serres chauffées et de bâches en plastique…
Mais les ressources sont limitées, et les pollutions détraquent le climat, et la biodiversité… pour les citadin·es comme pour les habitant·es des campagnes ! Le drame est que ceux et celles qui décident, industriels et élus, sont dans un déni de la réalité et des limites des ressources (l’eau, le sable, les métaux rares).
Eau secours !
Le metam-sodium est utilisé pour la production industrielle de mâche. C’est un pesticide reconnu comme très dangereux. Il est de ces pesticides et polluants éternels qu’on retrouve dans l’eau potable, comme dans la nappe phréatique de Machecoul.
Ça chauffe !
Un kilo de tomates produit sous serre chauffée émet 2,2 kg de CO2, sept fois plus qu’une tomate en saison !
Parce que l’enrichissement des entreprises ou la réélection du personnel politique doit passer après notre santé, après notre avenir sur la planète, qu’on soit de la campagne ou de la ville, mobilisons-nous ! On peut gagner ! Par exemple, grâce à l’association La Tête dans le sable, le projet d’extension de carrière du géant du béton Lafarge est suspendu.
Contact : contact@rezeagauchetoute.fr
rezeagauchetoute.fr
Groupes des minorités
Contre la barbarie, l’écologie politique
Début mars, les USA ont donné un aperçu terrifiant du monde que les extrêmes droites cherchent à imposer. Monsieur Trump ne pense les relations internationales qu’en termes de rapports de force, de conflits militaires ou économiques, sans considération pour la justice internationale et la liberté des personnes.
De transformation des médias et réseaux sociaux en outils de propagande, de surconsommation en compétitions fratricides, d’égoïsmes en gaspillages, de spéculations en spoliations, de xénophobies en racismes, les possesseurs de capitaux et les régimes autoritaires nous divisent et limitent les capacités de résistance des peuples.
Nous restons dans nos murs, devant nos télés ou derrière nos téléphones. Nous ne vivons plus avec mais contre les autres. Nous nous réfugions dans le refus des différences, dans l’exclusion des autres. En rejetant les autres, nous rejetons une part essentielle de nous-mêmes : nous rejetons nos naturels besoins d’entraide et de partage. Ce refus des différences diminue grandement nos capacités à coopérer, à agir librement ensemble.
Refusons aux xénophobes, aux racistes, aux antisémites, aux criminels de guerre, à ces dirigeants et dirigeantes politiques ou économiques qui ne respectent pas nos libertés, le droit de diriger nos vies.
Pour refuser l’escalade des divisions, des intolérances et de la violence, remplaçons les dynamiques de concurrence par des dynamiques de coopération. En diminuant les barrières, en augmentant les liens, nous augmenterons les possibilités de régler pacifiquement les conflits.
Ceci se construit aussi localement. N’alimentons plus l’ambiance généralisée de compétitions fratricides : apprenons à saluer nos voisins, respectons nous, dialoguons, cultivons les compromis plus que les conflits.
François Nicolas : francois.nicolas@mairie-reze.fr
Nadine Bihan : nadine.bihan@mairie-reze.fr
Loïc Simonet : loic.simonet@mairie-reze.fr
Projet urbain destructeur au nom des mobilités douces
La transformation de Rezé pour favoriser les mobilités douces inquiète de nombreux habitants.
La destruction de l’autopont, prévue aux vacances de printemps, risque d’aggraver les embouteillages et de nuire à la fluidité du trafic. Transformer cette artère en boulevard urbain pourrait pénaliser les automobilistes sans réelle alternative viable.
Le réaménagement de la route de Pornic, avec une réduction de la place de la voiture, pourrait exclure ceux qui dépendent de leur véhicule, notamment les professionnels et les habitants des zones mal desservies par les transports en commun.
Paradoxalement, ces restrictions risquent d’augmenter la pollution par la concentration du trafic sur des axes saturés.
Par ailleurs, la construction de 1 000 logements et de surfaces tertiaires sur le site des anciens abattoirs intensifiera la densification urbaine. Cette multiplication de bâtiments exercera une pression accrue sur les infrastructures publiques (écoles, services de santé, espaces verts) et contribuera à l’artificialisation des sols.
Enfin, les nuisances liées aux travaux, bruit, poussière, restrictions de circulation, dégraderont la qualité de vie des habitants durant de longues années, sans certitude que les bénéfices promis compenseront ces désagréments.
Plutôt qu’une transformation aveugle de quartiers existants, une transition plus équilibrée, prenant en compte tous les usagers, semble indispensable pour préserver un cadre de vie harmonieux.
Merci pour votre attention. Nous travaillons avec l’état d’esprit d’une minorité constructive et sommes à l’écoute de tous les sujets que vous souhaiteriez voir aborder.
Sophia Bennani, Laurent Le Forestier et Yannick Louarn