Éclairage public : trois secteurs éteints la nuit

Pour préserver la biodiversité et réaliser des économies d’énergie, la Ville expérimente l’extinction de l’éclairage public la nuit dans trois secteurs. Si l’initiative est concluante, elle pourrait s’étendre à d’autres quartiers.

Quand on parle pollution, on pense souvent à l’air. Moins à la pollution lumineuse , qui a pourtant un impact négatif sur le rythme biologique des espèces évoluant la nuit, comme les chauves-souris, les martinets noirs, ou encore les amphibiens. « 28 % des vertébrés et 64 % des invertébrés vivraient partiellement ou exclusivement la nuit », souligne Jean-Louis Gaglione, adjoint environnement, énergies et climat. Pour ne pas perturber leur rythme de vie, des solutions existent. Comme celle de couper l’éclairage public au cœur de la nuit.

Rezé va l’expérimenter, à partir du 15 septembre, sur trois secteurs : deux à la Jaguère et un sur les bords de Sèvre. « Des zones choisies pour la présence de trames vertes dans lesquelles l’enjeu de préserver la biodiversité est grand », souligne l’élu. Au total, 156 foyers lumineux seront ainsi éteints de 23h30 à 6h. Les riveraines et riverains concernés ont reçu un courrier cet été. Autres intérêts de la mesure : réaliser des économies d’énergie (10 000 € par an sur les secteurs testés), et améliorer le rythme de sommeil des personnes exposées aux lampadaires.

La pollution lumineuse a un impact négatif sur le rythme de vie des animaux nocturnes pour se déplacer, se nourrir, se reproduire, nidifier… Le développement des trames noires, obtenu grâce à l’extinction de l’éclairage public au cœur de la nuit, va ainsi permettre le développement et le maillage de corridors écologiques favorisant la biodiversité. »

Jean-Louis Gaglione, adjoint environnement, énergies et climat

Encouragée par la Métropole dans le cadre de son plan de sobriété énergétique, l’extinction de l’éclairage public au cœur de la nuit a déjà essaimé dans l’agglomération. « Les retours sont positifs. Aucune commune n’a fait machine arrière », appuie Jean-Louis Gaglione. Après six mois d’expérimentation, un bilan sera fait avant d’envisager une extension à d’autres quartiers, hormis les grands axes routiers et le quartier Château. Des perspectives qui devraient également ravir les adeptes de l’astronomie qui pourront observer plus facilement le ciel étoilé.

6 515

lampadaires à Rezé gérés par la Métropole (dont 4 411 déjà passés en led)

450 000 €

budget consacré à l’éclairage public chaque année

10 000 €

économisés grâce à l’expérimentation dans trois secteurs