Débat d’orientation budgétaire, expérimentation à la Barakason, évolution des tarifs de stationnement, modification des temps de travail pour les agents du périscolaire… Retrouvez ici les principaux sujets abordés lors du conseil municipal du 5 février 2025.
LE BUDGET 2025 EN DÉBAT

Avant de voter le budget en avril, les élus ont débattu des grandes orientations pour l’année 2025. Dans un contexte budgétaire national incertain, la municipalité souhaite rester prudente tout en continuant à investir pour la ville et ses habitants.
Alors que le projet de loi de finances venait tout juste d’être adopté à l’Assemblée nationale, les grandes lignes du budget 2025 de la Ville étaient présentées en conseil municipal. « Le contexte national est inédit », rappelle la maire, Agnès Bourgeais. « Nous avons préparé notre budget 2025 dans un climat politique instable, ce qui nous a poussés à la plus grande prudence ». Pas question pour autant de stopper tout ce qui a été engagé : « L’année 2025 sera une année de consolidation et de préparation. Nous souhaitons poursuivre notre ambition pour Rezé, sans hypothéquer notre avenir et sans céder aux coupes brutales décidées sans débat par l’État. »
Finances saines
La municipalité veut ainsi maintenir le cap grâce à sa bonne gestion des deniers publics. « Les finances de la Ville sont saines », souligne Nathalie Fond, adjointe finances. « Les efforts de sobriété et de maîtrise de nos dépenses de fonctionnement ces deux dernières années portent leurs fruits. Et nos prévisions étaient justes pour l’année 2024 : nous terminons sur un résultat positif. » La Ville va ainsi retrouver un taux d’épargne brut supérieur à 10% qui lui permettra de poursuivre ses investissements sans devoir recourir à l’emprunt.
Grands projets maintenus
« Malgré le contexte économique, tous nos grands projets vont pouvoir être menés à terme », assure la maire. Parmi eux : la crèche de 60 berceaux à la Trocardière, la rénovation des tribunes et des vestiaires du stade Léo-Lagrange, la création d’une maison de la prévention et de la tranquillité publique, la rénovation des écoles Château-Sud et Salengro. « Certains investissements vont glisser dans le temps comme la création d’une école dans le nouveau quartier des Isles pour correspondre à l’avancée des travaux », poursuit l’élue. « Nous avons également dû faire des choix comme celui de reporter le ravalement de façade de l’hôtel de ville, ou encore de renoncer à certaines acquisitions notamment à Carré Daviais. » Les dépenses d’investissement devraient atteindre 18 millions d’euros en 2025.
Des économies et des renoncements
Dans un même temps, les dépenses de fonctionnement de la Ville progressent. « Nous avons recruté des policiers municipaux, ouvert de nouveaux parcs qui demandent de l’entretien, renforcé l’encadrement dans les accueils périscolaires de la Ville ou encore inauguré une maison pour mettre en sécurité les femmes sans-abri avec leurs enfants », expose Agnès Bourgeais. « Cela représente des dépenses de fonctionnement en plus. » Pour contrebalancer cette augmentation, la municipalité compte sur de nouvelles économies liées à la rénovation des bâtiments. Exemple : l’installation de panneaux photovoltaïques sur la toiture de la Halle de la Trocardière représente un gain de 50 000 € par an. « Nous renonçons également cette année à la Fête de ville (soit 134 000 € économisés), ainsi qu’au dispositif « Carrément sport » pour les jeunes durant les vacances d’hiver et d’été car l’Arpej leur propose de plus en plus d’animations. Nous ne créerons pas non plus de nouveaux postes », ajoute la maire.
Pas d’augmentation de la taxe foncière
« Le contexte budgétaire reste difficile. Nous devrons à nouveau faire face à des dépenses supplémentaires imposées par l’État même si elles sont moins importantes qu’avec le gouvernement Barnier », poursuit Nathalie Fond. « Pour autant, nous ne souhaitons pas activer le levier fiscal. » La Ville pourra en revanche compter sur des recettes supplémentaires avec l’augmentation de tarifs comme ceux du stationnement qui devraient rapporter 100 000 € en plus. « Nous souhaitons également maintenir notre niveau de soutien aux partenaires associatifs et culturels durement touchés par les baisses de subventions. » Une contribution supplémentaire sera versée à l’école municipale de musique et de danse. Le budget 2025 sera soumis au vote des élus du conseil municipal le 2 avril prochain. « Nous l’avons construit de façon à ce qu’il permette de sécuriser notre capacité à investir, de préserver nos services publics et de répondre aux nouveaux besoins du territoire », conclut la maire.
Réactions
- Les élus de Bien vivre à Rezé rappellent « l’impérative nécessité de décroissance du produit intérieur brut (PIB) pour la préservation du climat » et invitent la majorité municipale à s’engager dans cette voie.
- Les élus de Rezé à gauche toute « soutiennent les efforts déployés pour atténuer les coupes de l’État ». Ils indiquent que « l’accent doit être maintenu sur l’environnement et l’inclusion, en soutenant aussi sans faille les associations et les partenaires engagés sur le territoire ».
LANCEMENT D’UNE EXPÉRIMENTATION À LA BARAKASON

La Barakason va être réinvestie. Une expérimentation est lancée pour en faire un lieu vivant ouvert sur la ville.
Gérée par la Ville, la Barakason est aujourd’hui mise à disposition de la Soufflerie pour sa programmation. En 2022, l’équipement dédié aux musiques actuelles a fait l’objet d’une étude, « dans l’objectif de renforcer son rôle de lieu de proximité et d’en faire un espace plus vivant », précise Hugues Brianceau, adjoint culture. Une ambition partagée par le nouveau directeur de la Soufflerie, Olivier Langlois, arrivé en janvier 2024. « Son projet d’établissement multiplie les actions visant à renforcer les liens avec les habitants et les acteurs du territoire », ajoute l’élu.
Nouvelle étape en 2025
« En 2025, une expérimentation sera menée pour amorcer une nouvelle dynamique à la Barakason et développer de nouvelles coopérations avec les différents acteurs et ressources culturels, artistiques, sociaux éducatifs ou du quartier », explique Hugues Brianceau. Elle nécessite la remise en état du matériel scénique et la transformation du poste de gardien parti en retraite en poste de coordinateur-régisseur du site. Une convention de partenariat est signée entre la Ville et la Soufflerie pour mener cette expérimentation.
STATIONNEMENT À PONT-ROUSSEAU : ÉVOLUTION DES TARIFS

À partir du 1er mars, les tarifs de stationnement vont évoluer dans le quartier Pont-Rousseau. L’objectif : éviter les voitures ventouses aux abords des stations de tram et prendre en compte l’augmentation du coût des horodateurs.
Depuis 2016, le stationnement est payant dans le quartier Pont-Rousseau. Le périmètre de la zone a même été étendu en 2018. « Cette zone payante a fortement contribué à apaiser l’utilisation anarchique de l’espace public par les automobilistes », souligne Jean-Christophe Faës, adjoint en charge de la prévention de la délinquance et de la tranquillité publique. « Cela s’inscrit de manière plus large dans les orientations de notre feuille de route « mobilités » qui prévoit notamment de donner à la voiture une place plus raisonnée. »
Changements au 1er mars
« Les tarifs n’ont pas évolué depuis 2023 alors que les coûts d’exploitation des horodateurs ont fortement augmenté », explique l’élu. « C’est pourquoi nous avons décidé de revoir notre grille tarifaire à compter du 1er mars 2025. » Elle continuera à favoriser le stationnement de courte de durée et la rotation des véhicules, ainsi que les résidents. « Une réflexion est en cours pour étendre les zones payantes », ajoute l’élu.
Ce qui change :
- Extension du stationnement payant au samedi aux mêmes horaires qu’en semaine (9h-18h avec une gratuité de 12h à 14h) ;
- Augmentation des tarifs de longue durée pour s’aligner avec ceux pratiqués à Nantes ;
- Augmentation du forfait post-stationnement pour les automobilistes n’ayant pas payé leur stationnement (passage de 40 € à 50 €).
Voir la délibération du conseil municipal
En savoir plus sur le stationnement payant à Pont-Rousseau
DES CONTRATS MOINS PRÉCAIRES POUR LES AGENTS DU PÉRISCOLAIRE

La Ville augmente le temps de travail de plus de 70 agents du périscolaire. L’objectif : déprécariser ces emplois pour les rendre plus attractifs.
Depuis le début du mandat, de nombreuses mesures ont été prises par la Ville pour améliorer les conditions d’accueil des enfants et les conditions de travail des agents dans les services périscolaires au sein des écoles. « Entre 2020 et 2023, le budget périscolaire a connu une hausse de 42 %, soit plus d’un million d’euros supplémentaires, malgré le contexte financier contraint », précise Isabelle Coirier, adjointe enfance-jeunesse. « La Ville dédie au périscolaire 256 postes contre 180 en 2020. »
Déprécariser les emplois
De nouvelles mesures ont été prises début 2025 comme la proposition de CDI à plus de 25 agents ou encore la possibilité de prolonger à trois ans les contrats d’un an. Au conseil municipal, les élus ont acté une nouvelle mesure : l’extension de la durée de travail des agents sur une plage horaire plus importante le soir. « Plus de 70 agents sont concernés par cette évolution ; elle permettra à la fois de stabiliser les effectifs d’encadrement et d’améliorer la rémunération des agents. Même si nous savons que la précarité de ces métiers ne pourra pas être réglée uniquement à l’échelle de notre ville. C’est pourquoi nous devons favoriser le cumul d’activités et interpeller l’État sur la valorisation des métiers de l’éducation », conclut l’élue.
SOUTIEN AUX HABITANTS DE MAYOTTE
La Ville va verser une subvention exceptionnelle à la Croix-Rouge pour venir en aide aux habitants de Mayotte durement touchés par le cyclone Chido.
Le 14 décembre dernier, le cyclone Chido a dévasté Mayotte. Des dégâts considérables ont été causés par des vents atteignant jusqu’à 220 km/h, notamment sur les habitations précaires de la population qui n’ont pas résisté. Pour venir en aide aux Mahorais, la Croix-Rouge a créé un fonds d’aide d’urgence auquel de nombreuses collectivités ont déjà participé. « Cette aide est essentielle pour financer les besoins urgents, l’apport d’eau, de denrées alimentaires, de matériel de secours et d’accès aux soins », souligne Fabienne Deletang, conseillère municipale en charge de la coopération européenne et internationale. « La Ville abondera ce fonds grâce à notre réserve provisionnée chaque année pour soutenir les populations victimes de catastrophe. » Une subvention exceptionnelle de 1 000 € sera versée à la Croix-Rouge.
EN BREF
Présente depuis 1976 sur le territoire, l’association Rezé Seniors compte aujourd’hui près de 1 000 adhérents. Elle leur propose des activités de loisirs, de rencontres et de convivialité visant à favoriser le vivre-ensemble et à lutter contre l’isolement des seniors. Un partenariat historique existe entre l’association et la Ville qui, en plus de lui verser une subvention, met à disposition du personnel municipal et des locaux. La convention de partenariat avec Rezé Seniors est renouvelée pour 2025-2026. La subvention versée en 2025 s’élève à 8 500 €.
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Les établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (Ehpad) Mauperthuis et Plancher seront regroupés sur un seul site : celui de Mauperthuis lequel sera reconstruit et agrandi. En novembre 2024, la Ville a cédé le foncier correspondant à l’Ehpad Mauperthuis au bailleur social Atlantique Habitations, chargé de réaliser le projet. Cette cession rend nécessaire la révision du bail entre la Ville et l’association Les Mahaudières – Initiatives solidaires (Amis) qui gère les deux Ehpad.
ÊTRE INFORMÉS DES DÉCISIONS DU CONSEIL MUNICIPAL
Les principales décisions prises lors des derniers conseils municipaux sont accessibles sur le site web de la Ville reze.fr.
