La station de traitement des eaux usées va connaître un important chantier de modernisation et d’extension. Une réunion publique lancera la phase de concertation préalable le 17 novembre prochain.
Située à cheval sur les communes de Rezé et de Bouguenais, la station d’épuration de Petite Californie est la deuxième plus importante de la métropole nantaise. L’équipement va subir dans les prochaines années une profonde mutation afin de s’adapter aux enjeux de demain.
Une réunion d’information sur le projet s’est déroulée le 22 septembre dans les locaux du centre socioculturel Loire-et-Seil. Élus de Nantes Métropole, de Rezé, de Bouguenais et services métropolitains y ont présenté l’équipement actuel, les enjeux des futurs travaux et les moyens qu’auront les citoyennes et les citoyens de s’informer et de participer au projet.
Une station proche de la saturation
Mise en service en 1974, la station de Petite Californie traite les eaux usées provenant de sept communes du Sud Loire et dispose d’une capacité de 180 000 équivalents – habitants. Les eaux traitées sont versées dans la Loire, tandis que les boues sont valorisées en biogaz et en compostage. L’outil arrive aujourd’hui à saturation, certains de ses équipements sont vieillissants, d’où la nécessité d’augmenter sa capacité de traitement face aux évolutions démographiques, et de le faire évoluer pour répondre à des exigences environnementales renforcées. « Ce projet est structurant pour la Ville de Rezé et nécessaire pour le développement du Sud-Loire », a ainsi souligné la maire de Rezé, Agnès Bourgeais.
La volonté de développer un système de collecte des eaux encore plus performant écologiquement et en phase avec le développement démographique du Sud-Loire a motivé des investissements importants dans les infrastructures du réseau. Ainsi, plusieurs stations ont été créées ou agrandies dans la Métropole afin de répartir les installations : c’est le cas à la prairie de Mauve, à Saint-Jean de Boiseau, à Brains et aussi à Rezé.
Lancement des travaux en 2030
Le projet consiste à moderniser la station actuelle et à l’agrandir sur des terrains attenants pour porter sa capacité à 230 000 équivalents – habitants. L’extension comprendra un nouvel ensemble pour l’arrivée des eaux, intégrant un bassin d’orage de 8 000 m3, une nouvelle unité de traitement des eaux, un nouveau bâtiment de traitement des boues et un deuxième digesteur. Le calendrier prévoit un démarrage des travaux en 2030, sur un site qui continuera de fonctionner, et une mise en service de l’extension en 2033.
Les sujets soumis à concertation
Après cette première réunion d’information, la phase de concertation préalable sera lancée le 17 novembre lors d’une réunion publique. Les citoyennes et les citoyens volontaires pourront participer entre décembre 2026 et février 2027 à trois ateliers, le premier couplé avec une visite du site. A l’issue de cette phase, l’ensemble des avis de la concertation feront l’objet d’un bilan, sous la forme d’un avis citoyen, qui donnera lieu, dans un second temps, à la réponse des élus. Robin Salecroix, vice-président de Nantes Métropole en charge de la politique de l’eau et de l’assainissement, a précisé, le 22 septembre, les quatre sujets qui seront soumis à la concertation :
- la gestion des impacts pendant la phase travaux,
- la gestion des impacts de la station en phase d’exploitation (nuisances olfactives, circulation),
- les aménagements des chemins piétons situés sur le périmètre de l’extension,
- l’intégration architecturale et paysagère du nouveau bâti.