Groupes de la majorité
Une ville qui résiste à la chaleur, c’est une ville qui protège
Il suffit de traverser certaines cours d’école de Rezé pour comprendre à quel point la ville se transforme. Là où l’asphalte dominait il y a peu, on trouve désormais des sols perméables, des plantations, des îlots de fraîcheur. Ce n’est pas un détail paysager, c’est une réponse à un fait désormais établi : la ville chauffe trop.
Chaque été, le thermomètre grimpe, les sols brûlent, les nuits étouffent. Les canicules ne sont plus des exceptions. Elles deviennent la norme. À Rezé, nous refusons de rester les bras croisés pendant que le béton accumule la chaleur et que les plus fragiles en paient le prix. Car oui, les effets du dérèglement climatique ne frappent pas tout le monde de la même manière. Les enfants, les personnes âgées, les plus précaires sont les premiers exposés.
C’est pourquoi nous avons engagé un travail de fond pour adapter la ville à cette nouvelle réalité. Végétalisation de 5 cours d’école, ouverture et refonte de 6 nouveaux parcs, plantation de 4600 arbres… Chaque action compte, pour rafraîchir la ville, préserver la santé et protéger la nature. Et il ne suffit pas de verdir. Nous sommes résolument engagés pour penser autrement l’urbanisme. Transformer la ville, ce n’est pas faire plus, c’est faire mieux. C’est imaginer un cadre de vie plus respirable, plus sobre, plus résilient, tout en répondant à l’urgence du logement.
Ce que nous défendons ici, ce n’est pas un supplément d’âme écologique. C’est une condition de survie urbaine. Et un choix de justice sociale. Car ce sont souvent celles et ceux qui polluent le moins qui subissent le plus les effets du réchauffement. Il ne nous faut pas seulement anticiper, mais prendre soin, dès maintenant. A Rezé, nous avons fait ce choix d’adapter la ville, en assumant de placer le bien-être de toutes et tous au-dessus des logiques d’accumulation et de rentabilité.
Contact : RezeCitoyenne@mairie-reze.fr
Quand l’eau devient poison
En Loire-Atlantique comme en pays de Machecoul (voir tribune d’avril), la contamination de l’eau potable est plus que préoccupante. Au fil des investigations journalistiques et menées par Atlantic’Eau, les analyses mettent en évidence la présence de PFAS (polluants éternels) dont le TFA, pesticide utilisé en agriculture conventionnelle. Cette pollution fait débat : 140 élu·es du Département ont signé une tribune demandant l’interdiction de produits phytosanitaires autour des zones de captage alors que le Sénat adopte la loi Duplomb « visant à libérer la production agricole des entraves normatives ».
La pollution issue des 5 centrales nucléaires ligériennes est volontairement tue. Le rapport environnemental d’EDF 2023 fait état de plus de 3 800 tonnes de substances chimiques et d’effluents liquides radioactifs déversés dans le fleuve dont le tritium présent dans les sédiments de l’estuaire. Pour appuyer la politique du tout nucléaire et de l’agro-industrie, le gouvernement légalise les rejets d’EDF et fixe
ses propres taux de référence, comme celui du TFA qui est de 60 microgrammes/litre en France quand celui des Pays-Bas est de 2,2.
Aucune méthode fiable ne permet à ce jour de filtrer ces polluants d’une durée de vie de dizaines, voire de centaines d’années. Leur dangerosité est mal connue mais une corrélation avec l’augmentation croissante de cancers ne saurait être sous-estimée ! Combien de temps accepterons-nous de voir nos factures d’eau augmenter pour financer un programme « d’amélioration de l’eau dégradée » Combien de temps les laisserons-nous nous empoisonner, nous et les générations futures ?
Indignons-nous. Agissons !
Contact : contact@rezeagauchetoute.fr
rezeagauchetoute.fr
Groupes des minorités
Bien vivre
« Il suffirait que les gens n’achètent plus pour que ça ne se vende pas. » (Coluche) Cette année, en France, le « jour du dépassement » était le 19 avril. Depuis cette date, nous détruisons plus de ressources que la Terre ne peut en fournir cette année. Pour respecter l’avenir, il nous faut vivre plus simplement. Ceci nécessite d’agir collectivement, politiquement. Nous pouvons aussi initier quelques changements.
Innovons, cherchons à vivre différemment, à prendre le temps de bien vivre, en harmonie avec nos envies. Cet été, imaginons et amusons-nous autour de quelques actions concrètes :
• En appartement, planter des fraises, des tomates ou du persil dans un bac à fleur ?
• Dans un jardin, espacer les tontes, laisser fleurir quelques fleurs ?
• Ce vieux réveil cassé, s’amuser à le démonter, le réparer ou le transformer en sculpture steampunk ?
• Cet objet en parfait état dont vous n’avez plus l’utilité, n’est-il pas temps de le donner à cet·te ami·e qui le regarde avec envie ?
• Pourquoi porter des bouteilles d’eau alors que l’eau du robinet est potable ?
• L’espace d’un trajet, prendre le temps de marcher en souriant aux personnes croisées ?
• Avec un vélo, participer à une de ces vélorutions qui, à 14h, chaque dernier dimanche du mois, partent du cours Saint-Pierre à Nantes ?
• Éviter les embouteillages et les accidents en se rendant à la plage en train ?
• Diminuer nos déchets en achetant quelques denrées en vrac et, dépenser moins en achetant uniquement les quantités dont nous avons vraiment besoin ?
• …
À vous d’imaginer la suite, et n’hésitez pas à nous écrire afin que nous puissions relayer vos actions, donner envie à d’autres personnes d’agir.
Petit à petit, construisons une économie respectueuse des personnes et de l’avenir, osons bien vivre.
François Nicolas : francois.nicolas@mairie-reze.fr
bienvivreareze.home.blog
Rezé : une commune qui manque cruellement d’emplois
Rezé est une ville pleine d’atouts : bien desservie, attractive, jeune et en croissance démographique. Pourtant, elle souffre d’un déséquilibre majeur : la majorité des Rezéens doivent quitter la commune chaque jour pour aller travailler ailleurs.
Ce constat est confirmé par les données de l’Insee : près de 80 % des actifs résidant à Rezé travaillent hors de la commune.
À l’inverse, peu de travailleurs extérieurs viennent exercer leur activité à Rezé. Résultat : Rezé est une ville-dortoir.
Cela génère de nombreux effets négatifs : embouteillages, transports saturés, perte de temps et de pouvoir d’achat pour les habitants, baisse de la qualité de vie, et fragilisation du commerce local.
Sur le plan économique, cette situation pèse lourd : la commune dispose de peu d’emplois et donc de peu de ressources fiscales liées aux entreprises. Ce manque de dynamisme économique prive la ville de moyens pour investir, innover et améliorer le quotidien des Rezéens.
Pourtant, des solutions existent. D’autres villes comparables, comme Saint-Herblain ou Carquefou, ont su développer une vraie stratégie d’accueil des entreprises, en lien avec Nantes Métropole. Pourquoi pas Rezé ?
Nous devons engager une stratégie de développement économique ambitieuse, écologique et adaptée à notre territoire : revitaliser les zones d’activités existantes, attirer les TPE/PME, soutenir l’économie sociale et solidaire, développer les emplois liés à la transition écologique et aux services à la population.
Rezé doit devenir une ville de projets, d’opportunités et d’emplois. Pour cela, il faut une volonté politique forte. Ne laissons pas notre commune passer à côté de son avenir.
Sophia Bennani, Laurent Le Forestier et Yannick Louarn