Expressions politiques – Février 2024

Groupes de la majorité

Aéroport : la santé n’attend pas !

Que représente l’aéroport aujourd’hui pour les riverains ? Un couvre-feu enfreint, des pollutions aux particules ultrafines, et des nuisances sonores qui pèsent au quotidien sur nos vies. Les riverains que nous sommes n’en peuvent plus, sont désespérés, empêchés de dormir ou d’utiliser leur jardin.

L’aéroport va continuer à nuire à la vie des Rezéens si l’on ne fait rien. Rappelons que sur les 10 dernières années, le trafic a plus que doublé. L’activité de l’aéroport représente en moyenne 5 à 10 avions par heure.

Alors que l’État a réouvert la discussion, nous devons peser collectivement pour rappeler une exigence élémentaire : l’aéroport doit s’adapter au territoire et non l’inverse. Cela doit se traduire par des mesures concrètes d’encadrement.

Nous revendiquons donc, avec l’appui de nombreux élus du territoire, l’élargissement des horaires du couvre-feu pour respecter les 8 heures de sommeil préconisées par l’Organisation mondiale de la santé. Nous
exigeons de stopper l’accroissement continu du nombre de vols, tant pour notre santé que pour la protection de notre environnement.

A l’échelle du territoire, nombreux sont les acteurs qui influencent ce débat sans tenir compte de ces enjeux faisant pourtant consensus. À ce jour, la réécriture de l’arrêté du couvre-feu menace déjà d’aboutir à l’effet inverse, selon l’Autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires. Les acteurs économiques et politiques revendiquant un immobilisme sur le dossier ont une place de choix à la table des négociations : nous
avons besoin de la mobilisation citoyenne pour contrebalancer cette dynamique.

La réunion publique qui s’est tenue à Rezé en novembre s’inscrivait dans cette logique d’information et de mobilisation pour donner la parole aux premiers concernés. Depuis, nous avons initié une pétition transpartisane qui est accessible en ligne. Signez, faites signer : l’avenir de notre territoire en dépend ! https ://chng.it/WnNWf4Cm2W

Contact : RezeCitoyenne@mairie-reze.fr
rezecitoyenne.fr

Mineur·es migrant·es non accompagné·es : quel réseau local de solidarité ?

Des dizaines de jeunes mineur·es dorment dehors dans l’agglomération nantaise. Une urgence sociale à côté de chez nous. La loi « immigration » votée récemment est contraire à la Convention des droits de l’enfant de l’ONU de 1989.

Les mineur·es étrangers non accompagné·es présent·es en France ont les mêmes droits que les mineur·es de nationalité française, et doivent être protégé·es par les dispositifs départementaux de l’Aide sociale à l’enfance (ASE). Mais pour cela il faut que la personne soit reconnue mineure et non accompagnée. Si ce n’est pas le cas, ce sera la galère des migrant·es adultes, que cette loi mettra encore plus en péril, ainsi que les menaces qui pèsent sur l’aide médicale d’État, que le gouvernement veut réformer cette année.

Dans l’agglomération, des dizaines de ces jeunes ne sont pas reconnu·es comme mineur·es, avec des examens (test osseux) discutés. Sans protection, sans aide, ces enfants se retrouvent à la rue.

En plus de batailler pour la fin des tests douteux, pour une loi plus juste, pour un accueil plus large, inconditionnel, pour l’ouverture ou l’abolition des frontières, on peut rejoindre le réseau de solidarité existant, à l’échelle du voisinage : proposer à ces jeunes loisirs et activités, enseigner à l’école Hors les murs, les rencontrer et les accompagner vers l’autonomie. Et, dans l’urgence, fournir duvets, vêtements chauds, bouillottes, matériel de survie… et les héberger (temporairement) : les centres d’hébergement d’urgence sont saturés. Et il y a un manque crucial de familles hébergeuses.

Contact : contact@rezeagauchetoute.fr
rezeagauchetoute.fr

 

Groupes des minorités

Palestine

Le berceau des religions monothéistes. Une terre chargée d’histoires, des histoires qui façonnent nos manières de penser, de vivre. Une région où les personnes de confession juive, catholique ou musulmane vivaient ensemble avant la résurgence de l’antisémitisme en Europe. Une région où, après son passage de la domination ottomane à la domination britannique nous avons ignoré le droit à l’autodétermination des habitants et habitantes de Palestine.

Des territoires occupés où femmes, hommes et enfants sont dépossédés de leurs terres, privés du droit de se déplacer ou poussés à l’exil.

Une prison à ciel ouvert où femmes, hommes et enfants ont été privés d’eau, de nourriture ou de soins. Une prison où les morts se comptent par dizaines de milliers.

Les attaques militaires contre les habitants de Palestine ont provoqué trop de victimes et duré trop longtemps pour les considérer comme des conséquences des crimes du 7 octobre. L’escalade des violences n’apporte jamais de solutions désirables. Il est nécessaire, au moins par pragmatisme, d’œuvrer pour la paix.

Puisque nous sommes libres de manifester pacifiquement nos désaccords, nous avons la possibilité d’influencer nos dirigeant-e-s pour qu’ils refusent que leurs soutiens militaires, politiques ou économiques conduisent à des injustices, des attentats ou des crimes de guerre. Par respect pour les victimes, pour limiter leur nombre, nous ne devons pas rester silencieux ou silencieuses.

Nous vivons sur une et une seule planète. Nous sommes une et une seule humanité. Notre volonté de laisser aux futures Rezéennes et Rezéens une ville où il fera bon vivre n’est réaliste que si le reste du monde
est en paix. Restons mobilisé-e-s pour la paix, la sécurité, la fraternité, l’égalité et la liberté, en Palestine comme ici.

Loïc Simonet (loic.simonet@mairie-reze.fr), François Nicolas (francois.nicolas@mairie-reze.fr) et Nadine Bihan (nadine.bihan@mairie-reze.fr)

Propagande sur les sites de la mairie

L e 21 décembre 2023, notre groupe a souhaité s’exprimer lors d’une allocution devant le Conseil municipal pour dénoncer la propagande de partis politiques sur les sites web officiels de la mairie de Rezé. Nous avons observé avec inquiétude des cas de propagande politique des partis « Rezé citoyenne » et « Rezé à Gauche Toute ».

Nous avons rappelé la clarté de la législation française sur l’utilisation des ressources publiques à des fins de promotion politique, soulignant que la neutralité politique est un principe fondamental applicable à toutes les collectivités territoriales.

Insistant sur l’importance de la neutralité des sites web officiels des municipalités pour garantir l’équité et le respect des principes démocratiques nous avons appelé le Conseil municipal à prendre des mesures immédiates pour rectifier la situation conformément à la loi.

Et dès le lendemain, ces cas de propagande avaient été retiré de tous les sites officiels de la mairie. Merci !

Cependant … suite à cette allocution, un incident est survenu à la sortie du conseil municipal, l’un des conseillers de notre groupe a été confronté à une agression verbale de la part d’un des conseillers de la majorité municipale.

Et dans le but de résoudre ce problème de manière constructive, nous avons tenté de nous entretenir personnellement avec ce conseiller de la majorité, mais malheureusement, il a refusé l’échange.

Nous avons donc sollicité un rendez-vous avec Madame La Maire afin de discuter de cette situation et d’explorer des solutions pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent. Nous avons eu un échange sur ce sujet avec Madame la Maire le 12 janvier.

Sophia Bennani, Laurent Le Forestier et Yannick Louarn