Transfert saison 2 : jeux et arts pour tous

Transfert, ça recommence le 17 mai avec en ouverture les Fanfaronnades délocalisées. Beau démarrage pour une manifestation qui promet un été plein de surprises dans un lieu en constante évolution.

En s’appuyant sur l’expérimentation, Transfert invente de nouvelles manières de construire la ville en y associant des sociologues, des urbanistes, des universitaires mais aussi des artistes et les habitants.

Ce que nous vivons avec Transfert n’est pas une occupation mais une dynamisation et une réactivation du lieu. La fantaisie débridée et bouillonnante qui y règne éclaire la grande mixité d’usages qui saura inspirer les aménageurs pour la ville de demain.

Gérard Allard, maire de Rezé

Les nouveautés 2019

Cette année, pour développer une part d’autofinancement de l’événement, certains spectacles seront payants. L’accès au site demeure libre et de nombreuses propositions seront gratuites. Un deuxième bar est installé.

Chaque samedi matin, un temps de concertation réunira visiteurs, voisins, curieux pour débattre autour d’une thématique de société, de philosophie, de science…

Un espace est dédié à la présentation de Transfert : le projet, les perspectives… Et toujours, selon le principe même de l’espace « laboratoire », les surprises et propositions surgiront au fil de l’été.

Les coups de coeur

Galmae, artiste sud coréen, « C’est pas là, c’est par là »
L’artiste sud coréen présente une performance qui implique une participation active du public : elle consiste en effet en la déconstruction d’une œuvre préalablement réalisée, sorte de gigantesque tableau de fils tendus, croisés, tissés. C’est le public qui se charge de l’opération, chacun suivant son fil qu’il rembobine à mesure, les participants se croisant, se contournant, s’attendant, s’entraidant… avant de se réunir autour du feu dont leurs pelotes seront le combustible. Une performance artistique, humaine et poétique.

Les 20 ans de Prun’
Pour son anniversaire, la radio associative étudiante se voit offrir une carte blanche pendant la journée du 25 mai : plateau en direct, salon d’écoute, atelier de démontage d’enceintes, soirée de concerts et DJ sets. Une belle fête en perspective le 25 mai.

El Mundo
Pour sa troisième édition, le festival né à Chantenay fait un tour à Rezé pour y présenter un regard sur l’underground mondial, le métissage sonore : une aire de jeu sans limite, sans frontière, deux jours de global music les 7 et 8 juin.

Antibalas
La tournée « 20e anniversaire » du collectif culte du revival afrobeat newyorkais passe par Transfert le 3 août.

Monument, par le collectif Protocole
Des interventions jonglées, prévues et annoncées, ou impromptues sur le site et dans la ville, pour surprendre les Rezéens. Pendant la dernière semaine d’août.

Bouquet final
Pendant la semaine du 21 au 25 août, un florilège du festival sous la forme de spectacles, de propositions sur l’espace public, de la danse, du cirque, un bal… du matin au soir, de tout pour tous.

Simon Dèbre, programmateur

Nantais, Simon Dèbre a passé une dizaine d’années à Paris où il a travaillé pour une maison de disque, a étudié l’acoustique, puis a suivi une formation à l’Irma pour la gestion de projets culturels.

En 2006, il est de retour sur ses terres, « un terreau d’artistes de cirque et de spectacle de rue, arts pour lesquels j’ai depuis toujours un intérêt fort. » Pendant dix ans, il se charge de la diffusion et de la production de troupes et compagnies de l’agglomération : Cirkatomik, la Compagnie du deuxième, Maboul distorsion…

« L’an dernier, j’ai entendu parler du projet ambitieux qui naissait à Rezé, j’y ai vu l’occasion de réaliser mon envie de proposer des formats différents, de donner à des artistes l’espace et la possibilité de présenter leurs créations ou venir travailler ici. » Après une première édition réussie, il poursuit l’aventure avec la même curiosité et la même générosité, animé par le désir de partager ses découvertes et de se laisser surprendre par ce qui pourra émerger dans ce lieu où tout le monde se croise et se rencontre :  » Je suis constamment attentif, en veille permanente sur la création artistique. Mon rôle en établissant la programmation est d’établir un équilibre entre mise en avant d’artistes locaux et accueil d’artistes nationaux et internationaux, entre jeunes créateurs et talents reconnus, entre spectacles rodés et créations. Tout en laissant de la place pour la spontanéité, la surprise. »

Les habitants impliqués

Jérémy Tourneur, chargé des relations aux publics, se réjouit de la montée en puissance des partenariats engagés lors de la première édition, et de l’arrivée de nouveaux venus.

Le totem des enfants de l’école Jean-Jaurès

L’équipe de Pick up production, organisatrice de Transfert, affirme sa volonté d’entraîner un maximum de personnes dans l’aventure. À commencer par les habitants de Rezé, notamment les plus jeunes d’entre eux : « L’année dernière, nous avons associé à la préparation les enfants des écoles Plancher et Port-au-Blé, qui ont réalisé avec l’artiste David Bartex le « projet des yeux » : des yeux peints sur toutes les façades de l’atelier du plasticien.

Tout l’été, ils sont venus montrer fièrement leur œuvre à leurs parents, leur famille. » Cette fois, c’est l’école Jean-Jaurès de Trentemoult qui est chargée de transformer l’espace dédié à l’accueil du public en ornant sa façade de sculptures réalisées à partir de matériaux de récupération.

Les enfants consacrent une semaine à leurs créations à l’école. Ils seront ensuite conviés à voir le montage de leurs œuvres, qui transformeront le grand édifice en une étrange créature, une sorte de totem de ce village utopique.

Le bus des enfants roms

Les petits voisins du site avaient sans hésiter adopté Transfert comme terrain de jeu l’été dernier. Cette fois, ils ont aussi participé à la préparation en peignant de belles images aux couleurs vives tout l’extérieur du bus donné par la Ressourcerie de l’île. L’intérieur du véhicule a été réaménagé en une jolie boutique de vente d’œuvres de créateurs locaux.

Les gradins du lycée Goussier

Déjà sollicités avec succès l’an dernier pour aménager l’intérieur d’un container, les élèves du lycée Goussier ont fabriqué un gradin modulable de 200 places. Une structure métallique et des assises en bois réalisées en un temps record « avec beaucoup d’échanges entre les équipes techniques, le concepteur et les élèves, chacun apportant ses idées et savoir-faire. »

L’Arpej, les CSC…

Pendant Transfert, les coopérations continuent, avec le club junior de l’Arpej, des 10-13 ans qui, en partenariat avec la radio Prun’, joueront les reporters-explorateurs pour produire des capsules sonores de cinq-six minutes. Ces créations seront diffusées chaque fin de semaine sur Prun’pour « donner la température hebdomadaire de Transfert ». Plusieurs associations locales animeront des ateliers, les trois centres socio-culturels de Rezé organiseront des journées à Transfert pour leurs adhérents…

Le Circobus : c’est l’une des nouveautés de cette année. Un véhicule donné par la Ressourcerie de l’île, transformé en boutique et dont la décoration a été confiée à David Bartex. Pour ce chantier, l’artiste s’est entouré des enfants roms qui habitent sur le terrain voisin de Transfert.
Vidéo

Transfert, zone libre d'art et de culture

Zone libre d’art et de culture, habitée d’architectures fantasques, Transfert est un projet dédié à l’art, à l’expérimentation et à la rencontre. En y mêlant programmation artistique, jeux, bars et restaurant, le site souhaite questionner les capacités de la culture à inventer la ville de demain.

Transfert en chiffres

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