Sécurité durant l’été : Ville et Police nationale mobilisées

Présence dissuasive sur les lieux fréquentés, surveillance des logements inoccupés, une expérimentation avec des voisins attentifs… La Ville de Rezé et la Police nationale se mobilisent pour limiter les actes d’incivilité et de délinquance pendant la période estivale.

Deux opérations pour des vacances tranquilles

A Rezé, comme au niveau national, les cambriolages sont en augmentation. Et l’été avec ses vagues de départ n’arrange rien à ce fléau. L’an dernier, 54 cambriolages avaient été perpétrés en juillet et 53 en août, sur la commune.

Afin de prévenir d’éventuelles intrusions, la police propose une surveillance gratuite des habitations inoccupées. Lancée en 2009 sur Rezé, cette action baptisée « Tranquillité vacances » permet à ceux qui le souhaitent (il suffit d’informer le commissariat de ses dates d’absence au minimum une semaine avant son départ) de bénéficier d’une vigilance accentuée de leur habitation.

Bénéficier de l’opération Tranquillité vacances

Des patrouilles effectuent des veilles régulières et aléatoires des logements et procèdent à une inspection extérieure, de jour comme de nuit. Un système qui a démontré son efficacité puisque l’an passé, aucun cambriolage n’était à déplorer parmi les 430 logements surveillés.

De son côté, la Ville renforce la surveillance des lieux de promenade et de détente en juillet et août avec des agents municipaux affectés sur certains sites (les promenades Saint-Wendel et Aïn-Defla sur les bords de Sèvre, le parc de la Morinière, les abords de la piscine Victor-Jara, le stade de la Trocardière, etc.).

En binôme, ils sont chargés de relever les incivilités et de faire respecter la réglementation (obligation de tenir son chien en laisse dans les parcs, interdiction des deux-roues motorisés sur les espaces piétonniers, etc.).

Une équipe de médiateurs renforcée

Renforcée par l’accueil de deux nouvelles personnes avant l’été, l’équipe de médiateurs désormais au nombre de 5 maintient également sa présence dans les quartiers. Deux agents sont déployés de manière pérenne dans le quartier Château.

« Nous avons décidé de renforcer la présence des médiateurs sur ce quartier en leur mettant à disposition durant l’été un local au sein du centre commercial », annonce Christian Brochard, premier adjoint chargé de la sécurité et de la tranquillité publique, avant d’ajouter : « C’est une façon de les rendre visibles et de permettre aux habitants de les solliciter en cas d’urgence. »

Pour rappel les médiateurs sont là pour apaiser les conflits de voisinage (tapages, nuisances), repérer les personnes en difficulté, favoriser le dialogue. Des missions facilitées par leur excellente connaissance du terrain et les relations de confiance qu’ils peuvent instaurer avec les habitants par leur présence quotidienne dans les quartiers.

Un nouveau dispositif expérimenté

Autre action lancée cette semaine : les « voisins attentifs ». A la différence des « voisins vigilants » mis en place dans certaines villes, ce dispositif expérimental, déployé dans un premier temps seulement sur trois micro-quartiers de la Ville et pour une durée de 6 mois, est porté par la Ville. Sont concernés les riverains de La Houssais (rue des montagnes), La Houssais Chêne-Creux et Ragon Est.

Quatre habitants ont été nommés « voisins attentifs » : ils permettront de remonter auprès des médiateurs de la Ville, des  éléments ou indices sur des comportements suspects ou inquiétants.

« Dans les grandes villes, comme la nôtre, la communication entre voisins est souvent inexistante. Et cela est d’autant plus compliqué dans les secteurs qui accueillent de nombreux nouveaux arrivants. Trop souvent, les victimes de cambriolages commencent à se parler à la suite d’un vol à leur domicile et elles se rendent compte qu’elles ne sont pas les seules à avoir subi ces intrusions dans le quartier », explique Christian Brochard, premier adjoint en charge de la sécurité et de la tranquillité publique.

Un comité de suivi trimestriel se réunira une première fois en septembre puis en décembre prochains. Il réunira les correspondants de quartier, le premier adjoint en charge de la tranquillité publique, les élus de quartier concernés, la médiation et la police nationale. Si l’expérimentation est concluante, le dispositif pourrait être étendu à d’autres zones courant 2020.

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