Palestine : une délégation d’Abu Dis à Rezé

Dans le cadre du partenariat entre Abu Dis, les Villes de Nantes et Rezé, une délégation palestinienne est accueillie par les deux communes ligériennes, du 24 au 30 juin.

Dix ans de coopération

Une visite officielle loin des difficultés du quotidien pour Nabil Badir, nouveau maire d’Abu Dis, et les autres membres de la délégation. La commune palestinienne et la Ville de Rezé sont liées par un partenariat depuis plus de dix ans. Une coopération renforcée en 2017, année depuis laquelle la Ville de Nantes apporte également son soutien à Abu Dis.

Une nouvelle convention

En 2017, une première rencontre en terre palestinienne a permis aux maires d’Abu Dis et de Rezé, et à un adjoint au maire nantais d’échanger sur de nouveaux objectifs et les projets financés par Nantes et Rezé. Des accords officialisés, cette semaine, par la signature d’une convention de trois ans.

Au nom de la Ville de Rezé, Gérard Allard s’est adressé à Nabil Badir : « Certes notre contribution est modeste. C’est notre pierre à l’édifice de la fraternité entre nos deux villes et sache qu’un pont d’amitié franchit toujours les murs visibles ou invisibles de la haine et de l’injustice. » 14 500 € pour le centre socioculturel et 17 500 € pour l’achat de matériel médical seront annuellement versés. Une enveloppe de 3 000 €, dédiée à la formation, aux échanges de pratiques et à l’accueil réciproque des élus et professionnels, complète l’aide apportée par les deux communes voisines.

Certes notre contribution est modeste. C’est notre pierre à l’édifice de la fraternité entre nos deux villes. Un pont d’amitié franchit toujours les murs visibles ou invisibles de la haine et de l’injustice.

Gérard Allard, maire de Rezé
Gérard Allard aux côtés de Nabil Badir

Des visites à Rezé et à Nantes

Jusqu’au 30 juin, des visites, en lien avec les objectifs de la convention, permettent aux Palestiniens d’avoir un aperçu de la vie dans la métropole nantaise.

Au programme à Nantes : le centre médical Mauvoisins, le Château des ducs de Bretagne, le Mémorial de l’abolition de l’esclavage et le parc potager de La Crapaudine.

À Rezé, ils ont découvert la ville, le centre socioculturel Château et le projet culturel Transfert.

Un engagement sans faille

Depuis plusieurs mois, la Ville de Rezé témoigne de son engagement auprès des Palestiniens avec les photos d’Ahed Tamini et Salah Hamouri, prisonniers politiques, sur la façade de l’hôtel de ville.

Gérard Allard a rappelé que « La liberté de manifester est un droit fondamental ! L’usage de balles réelles à l’encontre de manifestants est interdit par le droit international. Il s’agit là d’une violation des droits de l’Homme. »

Et de poursuivre face à son homologue palestinien que « l’État français doit agir, il en a l’obligation et le devoir. Nous devons donner une autre image de la République française, celle d’un humanisme assumé et donner à voir une volonté déterminée de paix au Moyen-Orient. »

La délégation en visite sur le site de Transfert
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