Concertation sur l’aéroport : la Ville de Rezé remet son cahier d’acteur

Suite à l’abandon du transfert, une concertation sur le réaménagement de l’aéroport Nantes-Atlantique, menée par la Commission nationale du débat public (CNDP) se déroule depuis le 27 mai jusqu’au 31 juillet 2019. La Ville de Rezé vient de remettre son cahier d’acteur pour contribuer au débat sur l’avenir de cet aéroport. 

Il est essentiel que les acteurs institutionnels du territoire soient impliqués pour toute nouvelle décision impactant notamment le nombre de mouvements commerciaux. Cet aéroport restant au cœur de la métropole, il est impensable que nous ne puissions pas être mieux associés sur toutes les décisions impactant les Rezéens.

Gérard Allard, maire de Rezé

Afin d’assurer la protection des habitants et de l’environnement, la ville de Rezé vient de déposer son cahier d’acteur reprenant ses principales positions. Elle s’oppose notamment à toutes les hypothèses qui impacteraient de nouvelles populations et/ou qui aggraveraient les nuisances actuelles.

« Cette concertation et le réaménagement de l’aéroport qui s’en suivra, sont une opportunité pour concevoir un aéroport du futur où le bien-être des habitants et le bon état des écosystèmes sont des priorités. Nous attendons un signal fort en ce sens de la part de l’Etat à l’issue de la concertation. La santé est notre priorité et sa prise en considération ne peut être différée » insiste le maire de Rezé.

Le cahier d’acteur revient sur l’impact des nuisances aéroportuaires sur la santé. Il demande que l’étude d’approche équilibrée intègre l’application des recommandations de l’ACNUSA sur la période 22h-0h, en complément du couvre-feu 0h-6h, dès l’issue de cette concertation.

«  Nous devons obtenir des engagements pour maîtriser le trafic et plafonner le nombre de mouvements annuels. En attendant, je demande un moratoire sur l’augmentation du trafic aérien » précise le maire de Rezé.

L’objectif est d’œuvrer pour une diminution des nuisances sonores et atmosphériques mais aussi des émissions de gaz à effet de serre, lesquelles contribuent au réchauffement climatique.

« Il ne s’agit pas de contraindre nos citoyens dans leurs souhaits et besoins de mobilité. Il faut cependant rappeler aux usagers qu’ils disposent d’un panel de modes de transports dont certains sont moins polluants et génèrent moins de nuisances pour la santé » explique l’édile rezéen.

Enfin, la Ville revient sur la nécessaire évolution de la gouvernance autour de l’aéroport. Elle demande à ce que le travail sur la réduction de l’empreinte sonore et le plafonnement du nombre de mouvements commerciaux de l’aéroport soit enclenché en associant les acteurs locaux. Et ce, en s’appuyant sur des indicateurs de bruit événementiels et sur un réseau de stations de mesure du bruit étendu.

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