Conseil municipal du 8 avril 2019 : un plan pour protéger les enfants

La protection des mineurs était au cœur du conseil municipal le 8 avril, avec le lancement d’un plan d’actions. Les grands objectifs sont posés. Son contenu va être travaillé avec les partenaires et les représentants des parents d’élèves. Le plan sera soumis au vote en juin prochain.

 

 

 

PLUS JAMAIS ÇA

« Parents, mais aussi éducateurs, agents, élus, nous sommes tous sous le choc », affirme Gérard Allard, maire de Rezé, sous les yeux de nombreux parents venus assister au conseil municipal le 8 avril. À l’origine de cette vive émotion : la révélation et la récente mise en examen d’un animateur périscolaire travaillant dans une école de Rezé pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans. « Il est de notre responsabilité d’élus d’engager tout ce qu’il est possible pour que de tels faits ne se reproduisent plus dans notre ville », souligne le maire. Un plan d’actions pour lutter contre les faits d’atteinte à l’intégrité physique ou morale des mineurs est lancé. L’enjeu : protéger les mineurs.

PLAN D’ACTIONS

« Des mesures existent déjà. Mais il nous faut aller beaucoup plus loin, tous ensemble. » Une réflexion va être lancée avec les partenaires de la Ville, les représentants des parents d’élèves, les services et les élus. « Michelle Meunier, sénatrice en charge d’une commission sur la pédocriminalité, s’y associera pour nous apporter son expertise, ajoute le maire. Nous nous sommes fixés quatre objectifs. » Le premier : renforcer le repérage, la remontée d’informations et l’alerte en cas de risques. Le second : prendre en charge les victimes via l’écoute et l’accompagnement. Le troisième : renforcer la prévention. Le dernier : créer une instance locale de prévention et de suivi. Le plan d’actions va être complété lors des séances de travail avec les partenaires. Il sera soumis au vote fin juin en conseil municipal, afin d’être opérationnel à la rentrée scolaire en septembre.

LES PREMIÈRES MESURES

Des actions concrètes sont mises en œuvre dès maintenant. À commencer par la création d’un numéro d’appel unique pour tous les Rezéens : le 02 40 84 45 89. « Il est opérationnel depuis une semaine pour apporter écoute et soutien psychologique aux parents », précise le maire. Autre mesure : la mise en place d’un référent « signalement » au sein de la Ville. « Pour faciliter la remontée des informations ou des alertes », ajoute Gérard Allard. Les agents municipaux vont également être formés pour mieux détecter les situations à risque et les procédures d’alerte existantes seront davantage formalisées. « Le dialogue avec les partenaires comme l’Education nationale, le Département, l’Agence régionale de santé, France victimes 44 ou encore l’École des parents et des éducateurs va aussi s’intensifier dans les semaines à venir. »

LE BUDGET 2019 VOTÉ

Les élus ont voté le budget pour l’année 2019. Il s’élève à 68,7 millions d’euros. Dont 48,4 millions d’euros dédiés au fonctionnement des services et 20,3 millions d’euros à l’investissement.

Noro Rasoamiarandray, adjointe au maire en charge des finances, rappelle que « le budget est maîtrisé ». Les impôts n’augmenteront pas en 2019.

Les dépenses liées aux investissements sont en hausse cette année. Parmi les grands projets : la restructuration de l’école de La Houssais, la réalisation d’un skatepark ou encore la construction d’un multi-accueil petite enfance au Chêne-Gala.

Noro Rasoamiarandray ajoute que « la Ville fait également davantage chaque année pour soutenir les habitants les plus modestes et les familles les plus en difficulté ». Le budget du Centre communal d’action sociale (CCAS) a augmenté de 15% depuis 2014.

En savoir plus sur le budget 2019.

ÉGALITÉ FEMMES-HOMMES : LA VILLE S’ENGAGE

Les élus ont adopté un plan d’actions en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. L’objectif : aller plus loin dans la lutte contre les discriminations.

Nouvelle étape

Après avoir signé en mars 2018 la charte européenne pour l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie locale, Rezé a officialisé son plan d’actions pour deux ans. « On ne part pas de rien, souligne Charlotte Prévot, conseillère municipale en charge de la lutte contre les discriminations. Nous structurons et donnons plus de visibilité à ce que nous faisons déjà. Et nous renforçons notre engagement. »

58 actions

À travers 58 actions, la Ville va œuvrer pour davantage d’égalité entre les sexes. Dans l’accès aux activités sportives ou numériques, dans les activités périscolaires, dans la programmation culturelle… « Tous les services de la Ville sont concernés », précise l’élue.

Lutte contre toutes les violences

Une priorité : les actions luttant contre les violences faites aux femmes. « En France, tous les deux jours, l’une d’elles est tuée sous les coups de son conjoint. Un chiffre en hausse. Il y a urgence à agir. » Les partenariats avec les associations et structures spécialisées vont être renforcés, les agents municipaux formés pour accueillir et orienter les victimes.

Lutte contre le sexisme

La Ville souhaite agir au sein de la collectivité. Notamment en réduisant les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes, en veillant à l’égal accès aux postes ou en luttant contre le sexisme au sein même de la collectivité. « Chaque année, nous profiterons des Journées de lutte internationale pour les droits des femmes (le 8 mars) et de lutte contre les violences faites aux femmes (le 25 novembre) pour sensibiliser la population et les agents », ajoute l’élue.

En savoir plus : voir l’intégralité du plan d’actions égalité femmes-hommes.

La Ville a adopté un plan d'actions en faveur de l'égalité femmes-hommes.

CHANGEMENTS DANS L’ÉQUIPE MUNICIPALE

Suite à la démission de Christine Coutant, qui était adjointe au maire en charge de l’éducation, la délégation est confiée à Noro Rasoamiarandray, adjointe au maire en charge du personnel et des finances. Le maire, Gérard Allard, reprend la délégation finances.

Laurent Le Moal, conseiller municipal en charge des festivités et référent du quartier La Blordière est nommé adjoint. Il remplace Véronique Charbonnier sur le poste d’adjoint de quartier La Houssais, Ragon.

Véronique Charbonnier, adjointe au maire en charge des seniors, du logement et de l’habitat, se voit confier le dialogue citoyen ; délégation suivie jusqu’à présent par le maire.

Le nombre d’adjoints reste à 13.

Une nouvelle conseillère municipale, Irène Dabosville (PS), fait son entrée au conseil municipal.

EN BREF

La Ville vend un terrain de 2 500 m² situé entre la halle de la Trocardière et la salle sportive métropolitaine au promoteur Cogedim. L’objectif : y construire une résidence de 111 logements pour les jeunes actifs et les étudiants. Un équipement attendu par les clubs de basket professionnels Nantes Basket Hermine et Nantes Rezé Basket pour y héberger des jeunes sportifs.

À la rentrée de septembre, une classe à horaires aménagés musique (CHAM) va ouvrir à l’école Pauline-Roland située dans le quartier prioritaire Château. La pratique vocale y sera renforcée. Une classe de CE1 est concernée la première année. D’ici quatre ans, une centaine d’enfants bénéficieront du dispositif visant à réduire les inégalités d’accès à la culture et favoriser la réussite scolaire.


La Ville achète quatre parcelles appartenant à la Fondation de France dans le secteur de Ragon. D’une superficie totale de près de 8 000 m², ces terrains sont classés en zone agricole dans le nouveau Plan local d’urbanisme métropolitain (PLUm). L’objectif à terme : accueillir une exploitation agricole dans ce secteur.


La Ville va parrainer un bateau rénové et transformé en hébergement de tourisme par Bathô. L’entreprise implantée à Rezé donne une seconde vie aux bateaux de plaisance n’étant plus en état de naviguer. Elle a été lauréate de l’appel à projets « Inventons le tourisme durable ». Le bateau parrainé par la Ville est un voilier de 8,38 mètres construit à Rezé en 1973. Une contribution financière de 16 000 euros sera versée à Bathô pour son entretien.

La municipalité dénonce le projet de loi « pour une école de la confiance » (loi Blanquer) et soutient les personnels, parents et acteurs de l’éducation « qui se mobilisent pour une école publique plus juste et dotée de moyens nécessaires à sa mission ». Les élus rappellent par ailleurs que « les communes n’ont pas été associées à la concertation ».

Le conseil municipal a réaffirmé l’utilité du guichet d’accueil de la gare de Pont-Rousseau, à l’heure où la SNCF, Réseau ferré de France et Gares et connexions s’apprêtent à le supprimer pour des raisons économiques. « Les habitants et la Ville sont très attachés aux services publics de proximité », a souligné Christian Brochard, premier adjoint au maire.

Le conseil municipal a apporté son soutien aux salariés de l’hôpital privé Confluent en grève depuis le 1er avril. « Nous ne pouvons pas concevoir que cette clinique cède à une logique purement financière et spéculative, affirme le maire, Gérard Allard. La santé n’est pas une marchandise. Des réponses doivent être apportées aux salariés qui s’inquiètent de la dégradation de leurs conditions de travail et de la hausse des départs. »

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×