Conseil municipal du 27 juin 2019 : protéger les enfants

Au conseil municipal du 27 juin, les élus rezéens ont voté un plan d’action pour protéger les mineurs.  Avec trois objectifs : mieux identifier les violences faites aux enfants et aux adolescents, prévenir leur apparition et améliorer la prise en charge des victimes.

Plan d'action

« La mise en examen en mars dernier d’un animateur périscolaire pour agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans a suscité une vive émotion, souligne le maire, Gérard Allard.  Auprès des familles et des enfants bien sûr. Mais aussi auprès des agents, des élus et de l’institution. La Ville s’est portée partie civile et nous devons agir pour faire avancer la protection des enfants. »

En avril, le conseil municipal avait acté le lancement d’un plan d’action pour renforcer les mesures déjà existantes et développer de nouveaux dispositifs pour lutter contre les faits portant atteinte à l’intégrité physique ou morale des mineurs. Son contenu était présenté aux élus le 27 juin.

 

Construction collective

« Élus de tout bord, services, experts et partenaires institutionnels ou associatifs de la Ville ont été associés à l’élaboration de ce plan d’action », précise le maire. Parmi eux : des représentants de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), l’Education nationale, le Département, la Région, des associations de victimes. « La sénatrice en charge d’une commission sur la pédocriminalité, Michelle Meunier, nous a accompagnés et soutenus dans cette démarche », ajoute Gérard Allard. Autre participation : celle des jeunes. « Des Rezéens membres de la nouvelle commission jeunes et du groupe « Les filles s’expriment » ont apporté un éclairage complémentaire à celui des adultes. Nous avons tenu compte de leur avis. »

Actions concrètes

Premier objectif du plan d’action : mieux identifier les violences afin de mieux les combattre. Comment ? « En organisant et en renforçant le repérage et le partage d’information », précise le maire. Au sein des services de la Ville ainsi qu’entre institutions. Deuxième objectif : conforter la prévention. « Nous allons former davantage les professionnels à la détection des comportements violents et aux moyens à leur disposition pour les dénoncer, ajoute le maire. Les clubs sportifs seront associés à ces sensibilisations. » Un diagnostic des locaux sera également réalisé afin de repérer les espaces à risque au sein des établissements publics.  Troisième objectif : améliorer la prise en charge des victimes. « Il est important qu’elles puissent libérer la parole et qu’un accompagnement, adapté à chaque traumatisme, soit apporté aux enfants comme aux parents »,  poursuit Gérard Allard. Un partenariat va être mis en place de façon pérenne avec l’École des parents et des éducateurs (EPE) et France victimes 44 afin d’apporter un soutien psychologique aux familles. Le numéro vert mis en place par la Ville en avril (02 40 84 45 89) reste actif.

« Nous allons évaluer au fur et à mesure l’ensemble des actions grâce à un comité de suivi », précise le maire. « Notre plan intéresse d’autres collectivités en particulier des grandes villes qui nous sollicitent pour s’en inspirer. »

Réactions

Les élus de la droite et du centre et quelques élus de la majorité ont regretté que le plan soit « imparfait et inachevé » et demandent à ce qu’il soit « encore travaillé pour qu’il soit réellement efficace ». Rezé à gauche toute ! salue un « document globalement sérieux et complet qui a eu le mérite de réunir des acteurs, instances, institutions ».

Les communistes évoquent « un document certes perfectible mais surtout opérationnel à la rentrée pour d’une part rassurer les parents et avoir des services davantage prêts à affronter ce type de situation ».

Les élus socialistes et divers gauche se félicitent que « ce plan mobilise l’ensemble des acteurs qui œuvrent autour de l’enfant ». Claude Lumineau, adjoint au maire en charge des jeunesses, fait remarquer que « des propositions émanant des jeunes sont intégrées dans le plan d’action ».

Yves Mosser, adjoint au maire en charge des sports, ajoute que « l’Office municipal des sports (OMS) a approuvé l’écriture de ce plan et souhaite en être aussi acteur ». Noro Rasoamiarandray, adjointe au maire en charge de l’éducation, rappelle l’utilité de ce plan d’action « pour dépasser les peurs et les angoisses légitimes. Il appartient désormais à chaque adulte responsable de le faire vivre ».

Huit élus se sont abstenus au moment du vote.

En bref

Suite à l’abandon du transfert de l’aéroport Nantes-Atlantique, l’État s’est engagé à créer un fonds de compensation. Sa vocation : compléter les aides à l’insonorisation versées dans le cadre du plan de gêne sonore (PGS) et indemniser des habitants exposés aux nuisances mais non éligibles au PGS. Afin de gérer ce fonds de compensation, l’État a créé un groupement d’intérêt public (GIP). La Ville de Rezé a décidé d’y adhérer. « Nous avons tout intérêt à être dans ce groupement, précise le maire, Gérard Allard. Pour avoir notre mot à dire sur l’affectation de ce fonds et ainsi défendre les Rezéens. » Nantes Métropole ainsi que les communes de Bouguenais et Saint-Aignan de Grand Lieu devraient également adhérer. Les élus rezéens ont en revanche refusé de verser la participation de fonctionnement qui s’élevait à 1 500 euros.

La Ville perçoit depuis 2014 une aide de l’État, la dotation de solidarité urbaine (DSU), afin d’améliorer les conditions de vie des habitants du quartier prioritaire Château-Mahaudières. Cette aide s’est élevée à 886 000 euros en 2018. Elle a notamment servi à financer des actions de prévention de la délinquance, le projet de réussite éducative pour les enfants ou encore des projets d’investissement à la médiathèque, à l’école Pauline-Roland ou dans le parc Paul-Allain.

Dès la rentrée, des permanences d’écoute seront proposées aux parents ayant des enfants entre 5 et 15 ans et aux ados âgés de 11 à 15 ans. Ces rendez-vous individuels, gratuits et anonymes, seront réalisés avec une psychologue de l’École des parents et des éducateurs. Une convention de partenariat est signée avec l’association. « Nous allons expérimenter pendant un an ces points d’écoute visant à renforcer la prévention en direction des adolescents et à soutenir les Rezéens dans leur rôle de parents, explique Sylvie Le Blan, adjointe au maire en charge de la petite enfance et de la parentalité. En novembre, ils seront complétés par un lieu d’accueil enfants/parents municipal. Un espace d’échanges pour les parents et de jeux pour les enfants de 0 à 4 ans. »

Rens. 02 40 35 47 73.

Rezé va accueillir un village de mini-maisons aux Bourderies. L’objectif : expérimenter un mode d’habitat alternatif original. Un terrain conservé par la Ville en vue d’un futur projet urbain, pourra accueillir 3 à 6 petites habitations en bois montées sur roues d’ici 2020, pour une durée maximum de 10 ans. Moins chères et plus rapides  à construire qu’une maison classique, ces mini-maisons, aussi appelées « tiny houses », sont très répandues aux États-Unis et au Canada.

En savoir plus

La Ville va solliciter une demande d’agrément Service civique volontaire international (SVI). L’objectif : offrir la possibilité à de jeunes Rezéens d’effectuer des missions de volontariat dans le cadre des coopérations développées par Rezé avec le Sénégal, la Palestine et les camps sahraouis en Algérie. Deux missions de huit mois seront proposées. Une première dès septembre à Abu Dis (Palestine) afin de recenser les besoins de la jeunesse et d’élaborer un plan d’action. Une seconde dès novembre dans la région de Ronkh (Sénégal) pour accompagner un projet de transformation et d’exploitation d’une plante invasive appelée typha. Une autre mission est à l’étude dans le cadre de la coopération avec le peuple sahraoui. Une prise en charge financière est accordée aux jeunes par la Ville et l’État. Rens. 02 40 84 42 40.

Une nouvelle convention de coopération est signée avec la commune de Ronkh au Sénégal afin de poursuivre l’action engagée sur place depuis 12 ans en lien avec la commune de Commercy. Elle a déjà permis à 15 villages, soit 15 000 habitants d’accéder à l’eau potable. Quatre autres villages seront équipés en 2019. Deux autres en 2020.

La Ville poursuit l’acquisition de parcelles classées en zone agricole dans le quartier Ragon. L’objectif à terme : accueillir une exploitation agricole dans ce secteur actuellement en friche, délimité par la rue de la Gabardière, la rue de la Coran et les rues du Mortrait/des Carterons. Un questionnaire a été adressé à l’ensemble des propriétaires afin de recenser leurs intentions. Certains ont fait part de leur souhait de vendre leurs terrains, d’autres de les valoriser par une location.

Situé à deux pas de l’hôtel de ville, le jardin du presbytère a été réaménagé pour en faire un lieu de repos et de rencontre ouvert à tous les habitants. Il portera le nom d’Hubertine Auclert, journaliste, écrivaine et militante féministe décédée en 1914. « Alors que ses contemporaines préféraient une stratégie des petits pas où elles revendiquaient d’abord l’égalité des droits civils, Hubertine Auclert a choisi de militer en faveur des droits politiques des femmes et a notamment œuvré en faveur de l’éligibilité et du droit de vote des femmes », précise Yann Vince. Une plaque relatant l’histoire du lieu sera également posée.

Une parcelle de 1 339m² située allée de Pontchâteau appartenant à la Ville est vendue pour un euro symbolique à Atlantique Habitations. Le bailleur social réhabilite 40 logements collectifs dans cette allée. L’acquisition de cette parcelle va lui permettre d’améliorer l’accessibilité et de planter des massifs. « L’investissement porté par le bailleur pour remettre à niveau le bâtiment, aujourd’hui dans un état de délabrement avancé, est extrêmement important, souligne Yann Vince, adjoint au maire en charge de l’urbanisme, l’architecture et la construction. Ce projet marque le démarrage des travaux de renouvellement urbain dans le quartier Château. »

Les élus ont approuvé la charte locale d’insertion qui s’applique dans les quartiers prioritaires au sein de la métropole. Son objectif : favoriser l’insertion professionnelle des habitants éloignés du marché du travail en leur réservant notamment des heures sur des opérations financées par l’Agence nationale de la rénovation urbaine (ANRU).

À la rentrée, les élèves de la maternelle La Houssais prendront place dans une école toute neuve. La Ville profite de la fin de ces travaux, et ceux à venir dans l’école élémentaire, pour renommer les établissements. Les deux écoles prendront le nom de Simone Veil, au regard du parcours exceptionnel, des engagements et des combats pour les droits humains de cette magistrate et femme d’État française. Un changement qui intervient aussi suite à la révision de la carte scolaire fin 2017. L’école n’accueille plus seulement des enfants résidant dans le quartier La Houssais.

D’importants travaux de rénovation seront réalisés dans l’école maternelle Le Corbusier, située à 52 mètres de haut, sur la toit-terrasse de la Maison radieuse. Montant de l’opération : 375 000 euros HT. Le démarrage des travaux est prévu au printemps 2020.

Les vestiaires du stade de la Robinière seront agrandis. D’une part, pour pouvoir accueillir les licenciés de plus en plus nombreux au sein des clubs de football et de rugby. D’autre part, pour adapter les locaux au développement de la pratique féminine. Montant des travaux : 440 000€ TTC. Ils devraient s’achever fin 2020.

Aujourd’hui séparé en trois lieux, le centre socioculturel Loire-et-Seil sera regroupé au sein d’un seul et même bâtiment dans la zone Atout-Sud (dans l’ancien commerce Carla Mode). Un emplacement au cœur de la future ZAC Pirmil-les Isles. Les locaux comprendront : un hall d’accueil pouvant accueillir des activités, une grande salle polyvalente, deux salles de réunion, des bureaux, un espace extérieur clos pouvant accueillir un jardin d’enfants. Montant des travaux : 614 000€ HT. La livraison est programmée à la rentrée 2020.

Les élus rezéens rejoignent l’appel national pour l’interdiction de tous les pesticides de synthèse « Nous voulons des coquelicots ». Plus d’une cinquantaine de collectivités ont aujourd’hui rallié le mouvement lancé en 2018 suite aux marches pour le climat. Un engagement qui fait écho aux actions menées par la Ville depuis 2003 pour réduire l’usage des pesticides. Aujourd’hui, Rezé n’en utilise plus, ni dans les espaces verts, ni dans les cimetières.

Le nombre d’adjoints est fixé à 12 suite à la démission de Pierre Quénéa. Sa délégation, le développement durable, est reprise par Colette Reclus, adjointe au maire en charge des espaces verts et de la politique de la ville nature.

Votre navigateur est dépassé !

Mettez à jour votre navigateur pour voir ce site internet correctement. Mettre à jour mon navigateur

×