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La Ville s’engage pour 36 familles roms
Thème : Conseil municipal

Publié le 28 juin 2016

La Ville accompagnera 36 familles roms. C’est la réponse unanime du conseil municipal qui suit les préconisations de la conférence citoyenne. Une première dans l’agglomération.

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Plusieurs familles roms sont venues écouter la réponse de la Ville aux préconisations de la conférence citoyenne lors du conseil municipal du 24 juin 2016.

L’accueil des migrants est un sujet sensible et complexe, a rappelé le maire en conseil municipal le 24 juin. L’inertie est une solution de facilité. Nous devons prendre notre part de responsabilité. L’annonce des mesures prises par la Ville pour faciliter l’intégration des migrants européens – d’origine roumaine pour la plupart – a été longuement applaudie par l’ensemble des élus. Un consensus qui a donné du baume au cœur aux familles roms présentes dans le public mais aussi aux membres de la conférence citoyenne qui se sont saisis du sujet.

L’avis des habitants suivi

Le point de départ : 23 habitants. Réunis en conférence citoyenne, ils ont planché pendant un an sur la question des migrants. En mai dernier, ils ont remis un rapport argumenté au maire. Des préconisations étudiées avec attention par les élus. Verdict ? Toutes les propositions des habitants ont été retenues par les élus. Des actions concrètes vont désormais être mises en œuvre ; les premières dès l’automne.

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Alain Guiné, président de la conférence citoyenne (à gauche) était présent aux côtés du maire, Gérard Allard, lors du conseil municipal le 24 juin 2016.

Des terrains aménagés

Parmi les urgences : l’amélioration des conditions de vie des familles. A court terme, les terrains existants seront équipés de containers à déchets et d’arrivées d’eau. Les expulsions seront suspendues jusqu’à l’hiver 2017. Les familles pourront ensuite s’installer pendant deux ans sur l’un des terrains aménagés dans la communeCes aménagements se feront à moindre coût. Nous nous donnons encore quelques mois pour trouver quatre à cinq espaces qui pourront accueillir chacun 15 à 20 caravanes, explique le maire. Nous y installerons l’eau, l’électricité, des sanitaires et des poubelles individuelles. Qui pourra en bénéficier ? Uniquement les 36 familles déjà présentes à Rezé depuis plusieurs années. Et à une condition : signer une charte d’engagement. Les familles auront donc des droits comme celui d’être accompagnées ou d’être logées dans des conditions décentes. Mais elles auront aussi des devoirs : les enfants iront à l’école, les adultes rechercheront un emploi, apprendront le français, respecteront les règles de vie sur les terrains. Si une famille ne respecte pas ses engagements, elle sera expulsée. La délinquance n’y sera pas tolérée.

Une responsabilité partagée

Pour agir, la Ville compte bien mobiliser d’autres acteurs institutionnels. Nantes Métropole, le Département et l’Etat sont les premiers visés. Nous solliciterons par exemple l’Education nationale pour renforcer les moyens existants autour de l’apprentissage de la langue, ou encore l’Agence régionale de santé pour assurer un suivi sanitaire sur les terrains. De nombreux acteurs seront également réunis au sein d’un groupe de pilotage. Ils veilleront à la bonne coordination des actions. Associations et habitants pourront également être mobilisés à travers un collectif soutenu par la Ville. Leur rôle : assurer une présence sur les terrains et faire le lien avec les riverains.

Un conseil municipal unanime

Les élus de Rezé à gauche toute apprécient la dynamique enclenchée mais craignent que la durée de deux ans fixée pour que les familles rejoignent le droit commun ne soit pas suffisante. Les communistes se réjouissent de la démarche nouvelle impulsée dans l’agglomération. Les républicains font part de leur très grande satisfaction et espèrent qu’un consensus soit trouvé auprès de l’ensemble des maires de la métropole. Les socialistes félicitent les membres de la conférence citoyenne pour le travail colossal réalisé qui contribue à la construction d’une ville encore plus solidaire. Les écologistes saluent l’engagement de la Ville sur un dossier qui ne relève pas uniquement de ses compétences.
Alain Guiné, président de la conférence citoyenne, s’est dit impressionné par une telle unanimité qui dépasse les étiquettes politiques. Le point de départ est posé. Tout reste à construire désormais.

 

Gérard Allard, maire
« L’accueil, c’est l’affaire de tous. De la Ville évidemment et des autres institutions. Mais aussi des habitants. La mobilisation de 23 Rezéens sur la question des migrants dans la cité en est un bel exemple. Leurs préconisations font sens avec notre engagement pour une ville solidaire qui veut offrir à tous – y compris les migrants – un accès à l’autonomie et à des conditions de vie décentes. Nous avons osé lancer ce débat, allons jusqu’au bout maintenant. »

 

 

En bref 

Tarification sociale de l’eau

Nantes Métropole expérimente, comme 49 autres collectivités, une tarification sociale de l’eau. Le principe : la facture d’eau ne doit pas dépasser 3% des revenus d’un foyer (sur la base d’une consommation de 30m3 par an et par personne). Dans le cas contraire, une aide financière est accordée par Nantes Métropole. L'attribution est automatique pour les allocataires de la CAF. Les autres ménages concernés peuvent s'adresser au centre communal d’action sociale dès le 1er septembre pour bénéficier de cette aide. Rens. 02 40 84 45 41      

Nouveaux tarifs à la piscine

Dès sa réouverture fin septembre, la piscine affichera de nouveaux tarifs. Les Rezéens continueront à payer moins cher que les autres visiteurs. Les tarifs seront plus attractifs pour les jeunes, les familles et les comités d’entreprises. Les prix des cours de natation et l’aquagym déprendront du quotient familial. Une évolution en lien avec les nouvelles activités proposées à la rentrée. La piscine Victo-Jara reste l’une des moins chères de l’agglomération. Entrée unitaire : de 1,70 à 3 €.

Maison relais : la construction est lancée

Les travaux de construction d’une nouvelle maison relais près de la Balinière vont pouvoir démarrer. La Ville a cédé une parcelle de 1 022 m² à Atlantique Habitations. Le bailleur va y réaliser 20 logements collectifs pour des personnes en grande difficulté souffrant d'isolement, avec un accompagnement social permanent. L’opposition de droite reconnaît le bien-fondé de ce type d’établissement mais rappelle les inquiétudes des riverains quant à l’encadrement et l’accompagnement des résidents ajoutant que les conditions optimales de sécurité ne sont pour l’instant pas réunies. Le maire regrette cette nouvelle opposition au projet :  Nous avons déjà répondu aux questions des riverains il y a deux ans. Nous referons une réunion publique si cela est nécessaire. En attendant, des personnes sans domicile fixe sont en attente de ces logements. » Yann Vince (parti communiste) rappelle que la gestion de l’établissement sera assurée par Trajet, association de réinsertion sociale et professionnelle bien connue à Rezé. Loïc Chusseau (parti socialiste) fait un parallèle avec l’association La Maison qui accueille en journée les personnes en grande précarité : Son installation avait suscité des craintes. Aujourd’hui, elle est parfaitement intégrée dans le quartier Pont-Rousseau. Les sept élus de droite ont voté contre la cession de la parcelle située 37, rue de la Balinière.
 

Une rue aux enfants !

Un cadre de vie plus sûr et plus agréable à vivre. C’est ce que défend l’association Rue de l’avenir. Ses actions visant la sécurité des usagers (réduire la vitesse des véhicules, privilégier les modes de déplacements doux…) sont en phase avec les orientations de la Ville. Les élus ont voté l’adhésion à l’antenne locale de l’association. En lien avec Rue de l’avenir, la Ville expérimentera « une rue aux enfants » sur la place François-Mitterrand 5 juillet 2016. Les plus jeunes pourront s’approprier l’espace public fermé à la circulation et profiter d’animations.

Soutien à Oser Forêt Vivante

La Ville va aider l’association Oser Forêt Vivante, qui contribue à l’insertion de personnes par l’activité économique, contrainte de quitter ses locaux rue de la commune de 1871. Les élus ont voté à l’unanimité un soutien de 100 000 euros qui comprend une partie des travaux de construction des nouveaux locaux et la mise à disposition du terrain appartenant à la Ville. Oser Forêt Vivante regroupera ainsi l’ensemble de ses activités (son siège, son atelier traiteur et son association intermédiaire) sur un même lieu situé rue de la Classerie. Le bâtiment sera construit sur des parcelles appartenant à la Ville, mises à disposition de l’association via un bail à construction. Le maire souligne le partenariat historique avec Oser Forêt Vivante justifiant l’engagement de la Ville. Il regrette par ailleurs que Nantes Métropole n’ait pas réussi à trouver des moyens pour accompagner l’association. Les Ecologistes rappellent que l’action d’Oser Forêt Vivante et de la Ville convergent et saluent la pugnacité de la Ville pour faire aboutir le projet.

Agents périscolaires : contrats moins précaires

La Ville tend à réduire la précarité des emplois dans les écoles. Des contrats d’un an seront proposés dès la rentrée au personnel des restaurants scolaires mais aussi de l’accueil périscolaire. Au total, 114 postes seront ouverts.

Coup de pouce pour les bas salaires à la Ville

Le pouvoir d’achat des agents municipaux aux revenus les plus bas (catégorie C) va augmenter. Ils percevront 26 euros bruts de plus chaque mois. Une décision saluée par les organisations syndicales. Une nécessité pour Emilie Binois : Le régime indemnitaire n’a pas progressé depuis neuf ans, explique l’adjointe en charge des ressources humaines. A côté de cela, le point d’indice (base de calcul du salaire des fonctionnaires) est gelé depuis 2010 et les cotisations retraite ont augmenté.  

L’élue Emilie Binois quitte ses fonctions

L’adjointe au maire chargée des finances et des ressources humainesva démissionner de ses fonctions au conseil municipal.Une décision prise à regret pour des raisons professionnelles. La jeune femme a accepté un nouveau poste en Ile-et-Vilaine qui rend difficile le suivi de ses délégations municipales. Emilie Binois restera conseillère municipale. Son remplacement sera annoncé lors du conseil municipal fin septembre.

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