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« Des emplois francs pour la métropole nantaise »
Thème : Politique

Publié le 20 septembre 2013

A Rezé, le ministre de la Ville, François Lamy, a annoncé que Nantes et son agglomération allaient bénéficier des emplois francs. Cela concerne les jeunes de moins de 30 ans résidant dans une zone urbaine sensible.

Le ministre de la Politique de la Ville, François Lamy, a signé la convention qui lie son ministère à l’association Ville et banlieue laquelle lui a fait 120 propositions pour un engagement auprès des quartiers populaires.

Légende de l'image : Le ministre de la Politique de la Ville, François Lamy, a signé la convention qui lie son ministère à l’association Ville et banlieue laquelle lui a fait 120 propositions pour un engagement auprès des quartiers populaires.

Présent au colloque Ville et banlieue à Rezé le 19 septembre, François Lamy, ministre de la Ville, a déclaré que Nantes et son agglomération allait bénéficier d’emplois francs. Que sont les emplois francs ? Il s’agit d’un dispositif mis en place en juillet dernier et expérimenté dans dix sites en France. Une aide forfaitaire de 5 000 euros est versée à toute entreprise qui embauche en CDI un jeune de moins de 30 ans résidant dans une Zone urbaine sensible (Zus) en recherche d’emploi depuis 12 mois. Ce qui permet de lever un frein à l’embauche des jeunes des quartiers populaires en faisant cesser une discrimination liée à l’adresse  de domiciliation, a déclaré le ministre.

La mixité sociale en débat

Comment faire en sorte que la situation sociale et économique des quartiers en difficulté s’améliore ? C’était le thème des débats du colloque qui s’est déroulé à Rezé. Extraits.

Près de 450 personnes sont venues assister au colloque Ville et banlieue qui se déroulait dans la halle de la Trocardière. Les habitants des territoires les plus en difficulté doivent bénéficier plus qu’ailleurs de moyens en faveur de l’emploi, l’éducation, le sport, la culture, la santé, la citoyenneté. Comment y parvenir ? Ce fut l’objet de vives discussions.

 

Banlieue et citoyenneté

Il faut réinvestir la vie sociale dans les quartiers. Il n’y aura pas de mobilisation des habitants sans accompagnement, sans ressources, défend Céline Braconnier, auteure avec Jean-Yves Dormagen de « La démocratie de l’abstention – Aux origines de la démobilisation en milieux populaires »

 

Du pouvoir d’agir des citoyens

Donner plus de pouvoir de décision aux habitants, aux associations des quartiers populaires, afin qu’ils soient acteurs des décisions qui les concernent, ajoute Marie-Hélène Bacqué, auteur avec Mohamed Mechmache d’un rapport intitulé « Participation des habitants » remis au ministre.

 

L’école au centre

La mixité ce n’est pas une question de cage d’escalier mais de cour d’école. Il faut remettre l’école au cœur, au croisement des chemins. Et créer des parvis devant les établissements pour que les parents puissent échanger, se parler, avance Michel Cantal-Dupart, architecte.

 

Des logements sociaux épars

On vit mieux quand la diversité est là. Les logements locatifs sociaux ne doivent pas être concentrés. Chaque quartier doit pouvoir offrir ce type de logements y compris les centres des communes, a précisé Gilles Retière, maire de Rezé et président de Nantes Métropole.

 

Pas de mixité dans les quartiers favorisés

La mixité sociale est inexistante dans les territoires favorisés. Par exemple, c’est dans l’ouest de Paris qu’il faut faire du renouvellement urbain, estime Hervé Guéry, sociologue, directeur du Compas (centre d’observation et de mesure des politiques d’action sociale).

 

Egalité sociale plutôt que territoriale

Pour ma part, je considère que l’égalité territoriale est vaine, l’égalité sociale est la seule qui vaille. Il faut s’intéresser aux gens qui vivent dans ces quartiers, qui y arrivent, qui en partent, juge Laurent Davezies, géographe.

 

Adresse ou faciès ?

Faut-il mener une politique spécifique pour les seuls quartiers populaires ? Il existe des populations discriminées qui n’habitent pas forcément des quartiers d’habitat social… Les discriminations ne sont pas liées qu’à l’adresse, elles s’opèrent d’abord au faciès, argue Renaud Epstein, auteur d’une thèse sur la rénovation urbaine et les politiques publiques et enseignant la science politique à l’université de Nantes.

 

 

 

 

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