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Chantier jeunes : 10 Rezéens au Sénégal

Publié le 30 mars 2016

Pendant les vacances de Pâques, dix jeunes Rezéens seront à Ronkh au Sénégal pour aider les artisans locaux à la construction d’un centre d’état civil communal et découvrir une autre culture.

Chantier jeunes : 10 Rezéens au Sénégal (Agrandir l'image).

Depuis le mois d’octobre, les jeunes préparent leur projet au centre information jeunesse (CIJ).

Ils ont entre 16 et 25 ans et s’apprêtent à vivre une expérience humaine hors du commun. Le 3 avril, dix jeunes Rezéens – issus de différents quartiers – s’envoleront direction Ronkh au Sénégal pour participer à un chantier de jeunes. Pendant dix jours, ils prêteront mains fortes chaque matin à des artisans locaux en charge de la construction d’un centre d’état civil communal. Le reste du temps, ils partiront à la découverte d’une autre culture. Au programme : visites de villages et rencontres avec les habitants.

« Ce projet s’inscrit dans le cadre de la  coopération décentralisée entre les villes de Rezé et Ronkh .Il s’est construit en partenariat avec des acteurs sur notre territoire comme la mission locale , le centre socioculturel du Château ou encore l’agence départementale de prévention spécialisée (ADPS), explique Dominique Poirout, adjointe au maire et chargée des relations internationales. Ces échanges interculturels sont de véritables expériences de vie. Ils aident les jeunes à se construire. » Et sur place, ils ne seront pas les seuls à œuvrer sur un chantier. Deux autres groupes de jeunes de Commercy et Joeuf – deux villes situées dans l’est de la France – seront aussi dans la commune de Ronkh. Une rencontre est organisée pour permettre à tous ces jeunes de partager leurs expériences.

 

Les jeunes s’activent pour trouver des fonds
La Ville de Rezé  et la Région participent au financement du projet. Depuis le mois d’octobre, les jeunes se retrouvent régulièrement au centre information jeunesse (CIJ) pour préparer leurs actions d’autofinancement. Malika Bouceddour, responsable du CIJ et Jean-Claude Dogbo, éducateur à l’agence départementale de la prévention spécialisée (ADPS ) les accompagnent. « Les jeunes ont beaucoup d’idées. On les aide à se recentrer autour d’actions qui leur permettront de financer leur voyage. On leur donne des conseils, explique Malika Bouceddour. Pour beaucoup d’entre eux, c’est la première fois qu’ils s’engagent dans un projet. Ils apprennent à organiser leurs actions et mesurent l’investissement que cela demande. » Depuis plusieurs mois, les jeunes multiplient les opérations : ventes de gâteaux, vide-greniers, cueillette des jonquilles… Le 1er avril, ils assureront le service. Un repas est organisé pour les bénévoles du centre socioculturel du Château.

 

Ils partent au Sénégal

Déborah Lemar, 20 ans

Déborah Lemar (Agrandir l'image).

Déborah Lemar

« Je voulais m’engager dans un projet pour aider les autres. J’avais envie d’une mission très concrète : pendant dix jours, on va construire un bâtiment avec des artisans locaux. On va apprendre plein de choses. Le Sénégal est un pays que j’ai toujours voulu découvrir. J’ai hâte de voir comment les gens vivent là-bas. C’est la première fois que je vais prendre l’avion : je suis un peu stressée ! Avec ce projet, j’ai fait beaucoup de rencontres. Et ça va continuer sur place ! »

 

Lou Bisson, 19 ans

Lou Bisson (Agrandir l'image).

Lou Bisson

« Je suis des études à Rezé pour devenir assistante sociale. Alors quand on m’a parlé de ce projet, j’y ai tout de suite vu l’aspect humain, le partage. Je n’ai pas hésité une seule seconde avant de m’engager ! Le maire de Ronkh est venu en décembre. Il nous a présenté le projet et on a pu lui poser plein de questions. Cela m’a encore plus donné envie de partir ! J’ai vraiment hâte d’y être. On ne sera plus les mêmes après cette expérience.»

 

Anaïs Desportes, 20 ans

Anaïs Desportes (Agrandir l'image).

Anaïs Desportes

«  Tout m’a plu dans le chantier : être avec d’autres jeunes, découvrir un pays, rencontrer des habitants. J’avais déjà participé à un projet jeunes il y a quatre ans pour venir en aide au peuple sahraoui. Cette expérience m’a permis de proposer des idées notamment pour la recherche de fonds. Avec le chantier, on a appris à se connaître. On a tous des vies et des centres d’intérêt différents, mais on a réussi à passer au-delà. Il y a une bonne cohésion au sein du groupe.  »

 

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