Ville de Rezé

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Se souvenir des résistants et des déportés

Après la Libération de Rezé le 29 août 1944, la municipalité Vignais élue en 1935 est rétablie dans ses fonctions. Dès le 28 octobre, les voies débaptisées en 1941 retrouvent leur ancienne appellation (place Roger Salendro, rue Henri Barbusse, rue Séverine, rue Félix Tableau, rue Fransicso Ferrer, rue Chupiet) et trois nouvelles voies sont dénommées : place des Martyrs de la Résistance, rue de la Libération et rue de la Quatrième République.

Le 30 décembre 1944, le Conseil municipal de Rezé décide, à la demande du Comité local de Libération, de donner à 12 voies le nom de résistants fusillés par les allemands et d'honorer ainsi la mémoire de ces 13 victimes de la répression : Georges Barbeau, Albert et Marcel Brégeon, Marcel Boissard, Jean Fraix, Claude Gaulué, André Guinoiseau, Victor Fortin, Pierre Legendre, Guy Le Lan, Maurice Jouaud, Félicien Thomazeau, Maurice Lagathu.

En juin 1945, les familles des fusillés autorisent la municipalité à faire les démarches nécessaires pour le retour des corps des résistants inhumés hors de Rezé. Une chapelle ardente est installée dans le théâtre municipal avant que les corps ne soient inhumés dans le carré des morts pour la France du cimetière Saint-Paul.

D'autres dénominations en mémoire des résistants et déportés auront lieu de 1945 à aujourd'hui : rue Jean-Albert Tanguy (26 décembre 1945), rue François Desmichel (25 juin 1947), rue Eugène Chartier (17 juin 1949), rue George Berthomé (4 juillet 1952), rue Henri Lamour (15 novembre 1952), rue des Déportés (5 juin 1970), rond-point Gustave Raballand (30 avril 1998), impasse Pierre et Philomène Le Floch (8 février 2013).