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30 familles roms installées sur des terrains aménagés par la Ville

Le 17 octobre dernier, la Ville de Rezé a procédé à la fermeture de deux bidonvilles sur son territoire. Trente familles roms qui occupaient ces campements ont été accueillies sur des terrains aménagés. Prochain objectif : accompagner ces familles vers l’autonomie.

Les terrains aménagés par la Ville offrent des meilleures conditions de vie aux familles roms (Agrandir l'image).

Les terrains aménagés par la Ville offrent des meilleures conditions de vie aux familles roms

Il y a plus d’un an, le conseil municipal de Rezé s’engageait pour 30 familles roms installées dans la commune depuis de nombreuses années.
Un plan d’actions, préconisé par 23 habitants réunis en conférence citoyenne, était voté à l’unanimité.
Les objectifs affichés étaient clairs : éradiquer la misère en bidonville dans la commune et amener les habitants de ces campements vers le droit commun.

Mettre un terme à l’habitat indigne

Le premier objectif fixé est en passe d’être rempli. L’ouverture de deux terrains aménagés par la Ville a permis de mettre un terme aux conditions de vie insalubres de 30 familles roms. Une solution transitoire de deux ans qui doit amener ces familles vers des logements autonomes. Les terrains occupés illégalement à Trentemoult-Les Isles ont donc été libérés et fermés le 17 octobre dernier.

Les familles ont été réparties sur deux terrains. Le premier est situé sur le site des anciens abattoirs, rue de l’Abbé-Grégoire. Le second, plus petit, se trouve au Vert-Praud dans le quartier Ragon. Ces terrains comportent des emplacements délimités pour chaque famille. Chaque emplacement est raccordé à l’eau et à l’électricité et dispose de sanitaires et douche individuels. Une collecte des déchets est assurée par Nantes Métropole. Coût de l’opération : 450 000 euros, financés par la Ville, le Département, Nantes Métropole et la réserve parlementaire de l’ancien député, Dominique Raimbourg.

Les familles roms s’engagent

Les personnes accueillies sur ces terrains aménagés se sont engagées avec la Ville en signant une charte.
Celle-ci acte leurs droits : places de stationnement, accès à l’eau à l’électricité, mise à disposition de sanitaires individuels, enlèvements des ordures ménagères, etc.
Elle fixe leurs devoirs : scolarisation des enfants, apprentissage du français par les adultes et respect des règles d’hygiène, etc. Les familles ont également signé une convention d’occupation et payent un loyer calculé en fonction du quotient familial.

Accompagner les familles vers l’autonomie

Retrouver des conditions de vie décentes constituait la première étape du dispositif mis en place par la municipalité. Aujourd’hui, la Ville et les familles se tournent vers de nouveaux objectifs : l’inclusion et l’autonomie.

Pour y parvenir, les familles bénéficient d’un accompagnement social global assuré par l’association Saint-Benoît Labre et cofinancé par le CCAS (Centre communal d’action sociale) et le Conseil départemental. Cet accompagnement porte entre autres sur l’accès aux droits (administratif, santé, etc.), l’insertion professionnelle, le suivi de la scolarité, l’apprentissage du français et l’intégration dans un logement social ou privé.

La Ville et les familles se donnent deux ans pour réussir ce pari.

Il reste aujourd’hui un seul campement illicite à Rezé. Situé boulevard Schuman, le terrain est occupé par 10 familles, soit environ 25 personnes. La Ville va prochainement engager un diagnostic qui doit permettre de mieux connaître ses habitants. S’ils répondent aux critères prédéfinis, ces personnes pourraient intégrer le dispositif porté par la Ville et ainsi bénéficier d’un accompagnement social global.